L’arrêté du 12 janvier 2012, relatif à la signalisation des routes et des autoroutes, a créé un nouveau panneau le "cédez le passage cycliste au feu". Il peut être utilisé dans un carrefour à feu pour permettre aux cyclistes de tourner à droite (ou d’aller tout droit) lorsque le feu est rouge, sans toutefois bénéficier de la priorité. Cette possibilité n’est cependant pas généralisée à chaque carrefour car certains peuvent présenter des caractéristiques incompatibles avec la sécurité de ce mouvement. L’objectif est d’accroître la sécurité des cyclistes tout en diminuant leur temps de parcours.
Cette nouvelle signalétique soulève des interrogations quant aux modalités de mise en oeuvre. C'est pourquoi est né un observatoire national pour favoriser les échanges entre collectivités ayant déjà mis en oeuvre cette mesure et celles qui l'envisagent. Il doit permettre aux acteurs de l'aménagement d'accéder aux informations sur l'utilisation de ce panneau et contribuer à son déploiement sur le territoire.
Cet observatoire se présente sous la forme d'un site internet.
À ce jour, les témoignages de 36 collectivités qui ont d'ores et déjà installé ces panneaux sont recensés.
L'IREPS Haute-Normandie (Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé) vient d'acquérir un jeu de plateau coopératif "Optimove", créé par une association belge "Empreintes".
Il vise à encourager les jeunes, mais aussi les adultes, à se déplacer autrement pour lutter contre le changement climatique." Optimove" aborde la question de la responsabilité collective en matière de mobilité et sensibilise les joueurs à l'impact de leurs choix de mode de transport sur le changement climatique, l'environnement, la sécurité routière, la santé, l'aménagement du territoire. Il aborde également la question de la gestion du temps lié aux différents moyens de transport.
Le plateau de jeu, une ville avec son centre et ses quartiers périphériques, est tout d'abord aménagé par les participants, à l'aide d'une trentaine de petits blocs représentant les services d'une ville (police, maison de jeunes, magasins, poste...). Chaque équipe reçoit ensuite sa mission : aller au cinéma, acheter des timbres, aller à l’hôpital et choisit son mode de déplacements pour s'y rendre… Mais attention : les émissions de CO2 générées par les déplacements sont rassemblées dans un pot commun que l’on ne peut faire déborder ! Il faut donc coopérer tous ensemble pour réaliser les missions en respectant cette limite… Quelle combinaison de transport choisir ? En empruntant quel itinéraire ? Les joueurs sont aussi invités à répondre à des questions sur la mobilité, l'environnement ou la sécurité routière, permettant d'avancer et favorisant le débat d'idées. Ce jeu suscite réellement la réflexion et l'interaction entre participants.
Le travail de l'animateur est essentiel pour expliquer les enjeux abordés dans le jeu et pour lancer le débat sur la mobilité. Carte d'identité du jeu
Date et lieu d'édition : septembre 2007 - Namur
Approche: jeux
Support : mallette en bois, 13x68x58cm, 11kg
Thèmes : mobilité/transport, milieu urbain.
Mots-clés : mobilité, transport, milieu urbain, ville, aménagement, sécurité routière.
Publics : jeunes, adultes, animateurs/éducateurs.
Tranche d'âge :12 à 99 ans
Nombre de joueurs :idéalement de 7 à 14 joueurs (min. 4, max. 21) + 1 meneur de jeu. Une partie moyenne dure 45 minutes
Documents mis à disposition :
- Règle du jeu - Portefeuille de lecture sur les trois thématiques permettant à l'animateur de jeu d'aller plus loin dans ses réponses aux questions que les joueurs peuvent se poser.
Une bonne nouvelle pour les mères et pères, promenant leurs enfants en poussette dans l'agglomération rouennaise mais aussi pour les automobilistes : les nouveaux TEOR de La CREA disposent de pots d'échappement sur leur toit afin d'améliorer la qualité de l'air des usagers de la rue (piétons, cyclistes, automobilistes...). Cette innovation fait suite à l'étude Exposilla, coordonnée par l'INSERM, en partenariat avec Air Normand et le CERTAM (cf. ci-dessous) dont l'objectif était de caractériser de façon dynamique l'exposition aux polluants atmosphériques dans l'habitacle de véhicules routiers. De cette étude , il ressortait que le positionnement de l'échappement au niveau de la route et la distance du véhicule émetteur du sillage (PM, NO, NO2) avait un impact fort sur la qualité de l’air dans l'habitacle des automobilistes qui suivaient ces véhicules émetteurs. De plus, l'étude a mis en évidence que la densité du trafic était relativement indépendante du problème : le sillage prime largement sur la pollution defond.
Concevoir des véhicules avec des pots d'échappement sur le toit est donc apparu comme une solution prometteuse. La CREA a ainsi fait équiper ces nouveaux TEOR de cette technologie. Des analyses de la qualité de l’air vont être effectuées pour confirmer l’intérêt de cette technologie.
Le programme EXPOSILLA (Exposition polluants sillage automobile) Pendant longtemps, l’estimation des doses reçues dans l’habitacle automobile a été basée sur ce qui était mesuré en extérieur au niveau des sites en proximité de trafic routier.La qualité de l'air respirée par les occupants des véhicules était en revanche, jusque là peu étudiée. C'est ainsi que pour la première fois en France, à Rouen, des mesures très fines ont été réalisées, à l'aide d'une voiture spécialement équipée, sur une distance de 6 000 km au cœur du trafic dans l'agglomération rouennaise et en Ile-de-France. L'étude a démontré que "l'habitacle du véhicule est une enceinte très fortement polluée et ne représente en aucun cas une protection contre la pollution extérieure". Les fortes teneursconstatées ont surpris les experts eux-mêmes et ont posé de nouvelles questions ne serait-ce qu'en termes de santé.