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lundi 26 octobre 2015

Développement des modes actifs : les avancées récentes

Les mobilités actives sont au coeur de la vie quotidienne et constituent un enjeu majeur de politique publique. Leur développement nécessite un apaisement de la circulation en ville par une réduction du différentiel de vitesse entre les usagers pour assurer la sécurité des piétons et cyclistes. Le partage de l’espace public entre tous est ainsi une préoccupation constante des élus et aménageurs. Le maillage du territoire de zones de circulation apaisée et de cheminements piétonniers et cyclables  est la clé de réussite de la politique d'aménagement. D'autres leviers sont le management de la mobilité, la sensibilisation, la mise en place de services pour les citoyens (location de vélo, entretien)...  Tour d'horizon des avancées récentes en faveur des piétons et des cyclistes.   


Circulation à 30 km/h la règle, à 50 km/h l'exception
 


Publiée le 17 août au Journal officiel, la loi sur "la transition énergétique pour la croissance verte" comporte une importante disposition d'application immédiate  : la possibilité pour les maires de réduire la vitesse de circulation en dessous des limites prévues par le code de la route sur tout ou partie des voies de l'agglomération (article 47) et cela, sans la réalisation d'aménagements spécifiques pour réduire la vitesse des véhicules motorisés.

« Art. L. 2213-1-1.-Sans préjudice de l'article L. 2213-1, le maire peut, par arrêté motivé, fixer pour tout ou partie des voies de l'agglomération ouvertes à la circulation publique une vitesse maximale autorisée inférieure à celle prévue par le code de la route, eu égard à une nécessité de sécurité et de circulation routières, de mobilité ou de protection de l'environnement. »

Grâce à cette disposition de la loi de transition énergétique, la Métropole grenobloise va généraliser la limitation de vitesse à 30 km/h sur 43 communes volontaires de son territoire d'ici à l'été 2016. 49 communes composent la Métropole. La vitesse sera limitée à 30 km/h et par exception, certains axes seront à 50 km/h.  Assurer la sécurité des enfants et des personnes âgées, créer du lien social en revitalisant les centres-bourgs et les commerces de proximité, lutter contre la mortalité sur les routes et contre la pollution, partager équitablement l'espace public pour tous les modes de déplacement ou encore harmoniser la circulation pour en faciliter la gestion... Tels ont été les arguments avancés par les élus.
80 % des piétons blessés gravement le sont à une vitesse de l’automobile supérieure à 30 km/h. Grenoble est donc aujourd'hui la première grande métropole à appliquer cette généralisation de la vitesse à 30km/h.

La limitation de la vitesse à 30 km/h dans l’ensemble d’une agglomération est une pratique courante en Allemagne ou aux Pays-Bas, mais la mesure, en France, n’est appliquée qu’à modeste échelle, dans des villes moyennes comme Lorient (Morbihan), Sceaux (Hauts-de-Seine) ou Fontainebleau (Seine-et-Marne).   



 
L'indemnité kilométrique vélo est lancée !



La loi de Transition énergétique pour la croissance verte prévoit également, à l'article 50, la création d’une indemnité kilométrique vélo, un mécanisme pour inciter les salariés à se rendre à vélo pour les trajets entre leur domicile et leur travail. Cette indemnité avait fait l'objet d'une expérimentation en 2014, dans le cadre du Plan national d’action mobilités actives (PAMA) lancé le 5 mars 2014. Sa mise en place attend toutefois la parution de décrets d'application qui devraient paraître avant la fin de l'année 2015. L’employeur prend en charge  le coût des trajets domicile-travail via une indemnité dont le montant n'est pas encore fixé, probablement entre 15 et 25 centimes d'euros par kilomètre. L’entreprise est exonérée de charges sociales sur sa participation. Pour les salariés, l’indemnité ne sera pas comptabilisée dans le calcul de l’impôt sur le revenu.  L’indemnité est calculée sur la base de la distance parcourue à vélo entre le lieu de résidence habituelle du salarié et son lieu de travail multipliée par le nombre de jour effectivement travaillés. En moyenne, un salarié parcourt 7 km par jour pour son trajet domicile-travail (aller et retour), soit 1,75 euros par jour travaillé en moyenne. L’indemnité correspond à la charge réelle de l’usage d’un vélo incluant l’acquisition, l’entretien, le renouvellement ainsi que le risque de vol et de dégradation. Elle peut se cumuler avec le remboursement de l’abonnement de transport public, si le salarié emprunte les deux moyens de transport pour atteindre son lieu de travail.
 

Partage de la voirie : nombreuses avancées en faveur des piétons et cyclistes

 
L'une des mesures phare du Plan national d’action mobilités actives (PAMA) est la parution du décret n°2015-808 du 2 juillet 2015 relatif au « partage de la voirie » modifiant le code de la route et destiné à faciliter la circulation des piétons et des cyclistes. Une partie de ses mesures sera réglementaire dès la modification prochaine de l’arrêté de 1967 et de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR).


  • La généralisation des doubles-sens cyclables est étendue dans les aires piétonnes et les voies limitées à 30 km/h.
  • Sur les voies où la vitesse maximale autorisée n’excède pas 50 km/h, un cycliste peut s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée, d’une distance nécessaire à sa sécurité pour éviter les ouvertures de portière. En effet, le positionnement des cyclistes au plus près du bord droit de la chaussée peut être générateur d’accidents, parfois graves, liés au risque d’ouverture de portières de véhicules en stationnement.
  • La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est légalisée en milieu urbain. Cet outil peut être utilisé dans les cas rares où les contraintes géométriques et circulatoires rendraient impossible le recours aux aménagements cyclables traditionnels (bandes, pistes...). LA CVCB est utile notamment pour assurer une continuité cyclable entre deux aménagements cyclables plus traditionnels pour franchir des points durs.


  • Le sas cycliste est à l’usage des seuls vélos, mais l’autorité investie du pouvoir de police peut y autoriser les cyclomoteurs par la mise en place d’une signalisation spécifique.
  • Le domaine d’emploi du cédez-le passage cycliste est étendu aux passages piétons gérés par feu en section courante, aux alternats par feux et aux feux de gestion des bornes d’entrées des aires piétonnes. Il n'est plus réservé qu'aux intersections.

  • La sécurité du cycliste est améliorée grâce à la possibilité de matérialiser son positionnement sur la chaussée autre que sur le bord droit. Cette matérialisation vise à limiter son exposition au risque et à rendre possible la mise en évidence des itinéraires structurants.
  • Les sanctions sont renforcées pour les conducteurs de véhicules motorisés ne respectant pas les cheminements piétons et les aménagements cyclables.
  • Le chevauchement de la ligne continue par un véhicule motorisé est possible pour doubler un cycliste dans certaines conditions : respect de la distance minimum de dépassement entre le véhicule et le cycliste - 1 m en agglomération, 1,50 m hors agglomération -, visibilité suffisante des véhicules arrivant en sens inverse, différentiel de vitesse entre le véhicule qui double et le cycliste. Cette mesure a pour vocation d'améliorer la sécurité du cycliste.
  • Il est recommandé de neutraliser le stationnement pour véhicules motorisés dans les 5 à 10 mètres en amont du passage piéton.
Le CEREMA a édité un ensemble de fiches liées au décret du 2 juillet 2015 qui détaillent l'ensemble des mesures.

Les autres mesures du PAMA mises en place :

- La possibilité de réserver une place pour un vélo lors de l’achat en ligne de tout billet de train à réservation obligatoire, rendue possible depuis septembre 2014.

- L’obligation de définir des plans de stationnement sécurisé pour les vélos dans les gares, prévue dans la loi sur la réforme ferroviaire.

- L’essor de la semaine du vélo à l’école et au collège, et des initiatives prises pour l’apprentissage et la promotion du vélo, en particulier à travers les vélos-écoles.

- La création d’outils pédagogiques sur les risques liés à la cohabitation des piétons et des cyclistes avec les véhicules lourds à l’intention des apprentis conducteurs de poids lourds. Ces outils ont été financés et pilotés par le ministère de l'écologie et réalisés avec le concours de l’Education nationale et des formateurs de la profession.

Le ministère de l'écologie a annoncé le lancement d’un PAMA 2, avec l’élaboration de nouvelles mesures d’ici le début de l’année 2016. Des groupes de travail seront organisés.


Des actions pédagogiques dans les établissements scolaires



 
En matière d'éducation, la Semaine nationale du vélo à l’école et au collège , action interministérielle appuyée par un partenariat associatif fort, a lieu chaque année début juin et a pour objectif de développer la pratique du vélo chez les jeunes. Elle permet la mise en place d'action concrètes : projet de sortie à vélo, d’activités pratiques de maîtrise du vélo ou de son entretien, de sensibilisation à la sécurité routière, d’animations sur les apports de l’usage du vélo pour la santé et l’environnement.

Pour les jeunes entrant en lycée et centres de formation d'apprentis public, une demi-journée de sensibilisation à la sécurité routière est obligatoire à partir de la rentrée 2015 suite à la parution de la circulaire n° 2015-082 du 22 mai 2015


Elle sera organisée en cohérence et en complémentarité avec l'ensemble des actions de l'établissement visant à une approche transversale de la citoyenneté et s'appuiera sur un partenariat associatif dans la mesure où celui-ci est intégré à un projet pédagogique piloté par l'équipe éducative. Cette demi-journée de sensibilisation à la sécurité routière est un véritable levier pour aborder et promouvoir auprès des jeunes les déplacements à pied et à vélo et les sensibiliser à la sécurité routière.

Enfin, chaque année se déroule une journée des vélo-écoles lors de la Semaine européenne de la mobilité. Elle
vise à valoriser les actions menées par les collectivités, les associations et les professionnels, et à venir à la rencontre du public pour lui faire connaître les dispositifs d’apprentissage de la mobilité à vélo. 

Liens utiles :

LOI n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte


L'expérience de la Métropole grenobloise : Circulation à "30km/h la règle, 50km/h l'exception"

Plan national d’action mobilités actives (PAMA)

Fiches du Cerema liées au décret du 2 juillet 2015

Semaine nationale du vélo à l'école et au collège


Circulaire "demi-journée obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière"


Les vélo-écoles de la Fubicy

vendredi 28 novembre 2014

En marchant, en roulant, en naviguant... je suis écomobile ! Un guide pédagogique pour monter un projet pluridisciplinaire à l'école ou au collège

A l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité en septembre 2014, la Fondation "La main à la pâte" a lancé son nouveau projet pédagogique "Je suis écomobile", destiné aux classes allant du CE2 à la 6e. Ce projet pluridisciplinaire vise à sensibiliser les élèves aux aspects environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux des transports. Un guide pédagogique « clés en mains » est disponible gratuitement pour les enseignants. Le site Internet propose également des animations multimédias, des documents à télécharger et un espace d’échange destiné à accompagner les classes tout au long du projet, ainsi que l’intégralité des séances de classe

 
La mobilité est aujourd’hui un élément fondamental de l’organisation sociale, conditionnant l’accès aux ressources, à l’emploi, aux loisirs. Avec l’augmentation de la population, la pression des transports sur l’environnement, la santé et l’économie est devenue préoccupante. C’est tout l’enjeu de l’écomobilité, qui propose de repenser notre relation au territoire.
 

S’intégrant dans l’éducation au développement durable (EDD) et conforme aux programmes, le projet "Je suis écomobile" permet d’aborder, à l’école comme au début du collège, la thématique des transports selon plusieurs axes :
  • l’histoire des sciences et des techniques (depuis l’invention de la roue jusqu’à l’avion ou la voiture solaire),
  • les impacts des transports sur l’environnement,
  • la santé,
  • la qualité de vie,
  • les enjeux actuels de l’écomobilité à l’échelle de l’individu, de la famille ou de la collectivité.

Ce projet s’articule autour d’un guide pédagogique publié aux éditions Le Pommier, qui fournit les séances de classe « clés en mains » et une progression modulaire en plusieurs parcours possibles, accompagnés d’éclairages pour l'enseignant. Grâce au soutien de ses partenaires, la Fondation La main à la pâte diffuse gratuitement plus de 10 000 guides
"Je suis écomobile" aux enseignants qui souhaitent mettre en œuvre le projet et qui en feront la demande sur le site Internet.
Comme toutes les ressources pédagogiques de la Fondation "La main à la pâte", ce projet met en avant l’activité des élèves par le questionnement, l’expérimentation, la modélisation, l’étude documentaire et le débat.

Fruit d’une collaboration avec des enseignants, des formateurs et des scientifiques, il a fait l’objet de tests dans de nombreuses classes de primaire et de collège. Ce projet bénéficie du soutien de la SNCF, de l’ADEME et de la CASDEN-Banque Populaire.





Pourquoi étudier les transports à l’école et au collège ?
S’intégrant dans l’éducation au développement durable (EDD), la thématique des transports est adaptée autant à l’école primaire qui peut tirer parti de son interdisciplinarité (sciences, technologie, géographie, histoire, mais aussi mathématiques, instruction civique, TICE...), qu’au début du collège via le programme de technologie et les « thèmes de convergence » (pensée statistique, développement durable, énergie, climatologie, santé, sécurité).

Des outils « clés en main » pour l’enseignant
Le projet Je suis écomobile s’articule autour d’un guide pédagogique qui comporte :
 


1. Un module d’activités de classe :
  • Des séances « clés en main » organisées en séquences et regroupées en 3 grandes parties (histoire et inventions / impacts sur la qualité de vie et l’environnement / vers l’écomobilité).
  • Une conception modulable permettant à chaque classe de se construire son propre parcours, du plus court au plus long, du plus disciplinaire au plus transversal (4 exemples de parcours sont proposés).
2.  Des éclairages pédagogiques et scientifiques pour guider l’enseignant dans la mise en œuvre du projet.
 
3. Des fiches documentaires.

Quel est l'objectif de la Fondation "La main à la pâte" ?

Elle a pour objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement de la science et de la technologie à l’école primaire et au collège. Son action, conduite au niveau national et international, est tournée vers l’accompagnement et le développement professionnel des professeurs enseignant la science. Elle assure la coordination du projet "Je suis écomobile", la conception scientifique et pédagogique des outils destinés aux enseignants et aux élèves, et la diffusion du projet dans les classes. Elle héberge et anime le site Internet dédié au projet et met en œuvre un plan de sensibilisation et de formation des enseignants et des formateurs.

Liens utiles :

http://www.fondation-lamap.org/fr/je-suis-ecomobile

lundi 20 octobre 2014

Deux fiches-ressources pédagogiques sur la mobilité durable à télécharger



Pour parler d’écomobilité en classe, promouvoir les mobilités actives (vélo, marche à pied, trottinette, roller) et les transports en commun, des outils, des animations, des sites sont là pour accompagner les enseignants, les animateurs, les élus dans leurs démarches.

Le centre de documentation de l’AREHN leur propose ainsi deux fiches-ressources pédagogiques :

-      Pour les élèves de l’école primaire.
-      Pour les élèves des collèges et lycées.
 
On y trouve de nombreuses ressources pédagogiques disponibles en Haute-Normandie et ailleurs.

Liens utiles :

Une formation "Initiateur mobilité à vélo" à Rouen

 

Avélo propose sur la base du référentiel national établi par l’instance de coordination Apprentissage de la mobilité à vélo une formation d'Initiateur qui aura lieu à Rouen du mardi  9 au vendredi 12 décembre 2014.

Objectifs :
Etre capable de conduire des séances de vélo-école visant à transmettre les connaissances nécessaires pour se déplacer à vélo, en autonomie, dans la circulation générale. L'initiateur mobilité à vélo est amené à former différents publics (jeunes, adolescents ou adultes) à la mobilité à vélo en milieu urbain et périurbain et à animer des activités de découverte, initiation et éducation à la pratique du vélo en ville.

Public concerné :
D’une durée de 24 h, cette formation est destinée aux bénévoles et salariés d’associations d’usagers et de sécurité routière, enseignants, animateurs, professionnels du secteur social, forces de l’ordre et responsables d’auto-écoles.

Pré-requis:

18 ans minimum, Certificat Prévention et Secours Civique niveau 1 

Lieu :
Rouen


Durée de la formation :
24 heures réparties sur 4 jours du mardi 9 au vendredi 12 décembre 2014.

 
Tarif :
Le coût de la formation est de 350 € .

Ce tarif n'inclut pas les frais de transport, de repas et d'hébergement.

La prise en charge est  possible au titre de la formation professionnelle continue.

Contact :
Evelyne PINSON
Tél. : 06 83 00 70 26
Courriel : aveloatnumericable.fr

Liens utiles :
Pour augmenter la part modale du vélo, développons les vélo-écoles

lundi 22 septembre 2014

De la maison à l'école, écomobilisons-nous ! Une nouvelle exposition disponible à l'AREHN

Vous voulez promouvoir l’écomobilité scolaire.

Vous œuvrez au sein d’une collectivité, d’une association de parents d’élèves ou d’un établissement scolaire...

Pour vous aider à animer vos opérations de sensibilisation, le Club écomobilité met à votre disposition un outil pertinent et pratique, s’adressant à tous les acteurs potentiels de l’écomobilité scolaire en Haute-Normandie : l’exposition « De la maison à l’école, écomobilisons-nous ! » créée par l'ARENE et l'ADEME Île-de-France et adaptée au contexte haut-normand par l'AREHN, l'ADEME et ses partenaires.

Cette exposition permet d’informer sur les enjeux de l'écomobilité scolaire et les solutions possibles, sensibiliser mais aussi forger un langage et une culture commune à tous : mairie, école, parents et associations de parents d’élèves.

Elle vous permet de lancer et d’appuyer vos démarches : première étape de sensibilisation, base d’échanges au cours d’une réunion, d’une kermesse d’école...

Ludique et pédagogique, cet outil propose des supports d’enquête de mobilité adaptés aux enfants sous forme de quatre affiches. Un quizz permet également d'impliquer les enfants tout au long de l'exposition.  





Contenu de l’exposition

Le mode d'emploi

Le poster de l’exposition
Pour communiquer sur l’exposition.

L’exposition de sensibilisation
Pour interroger et informer

(9 panneaux sur enrouleurs autoportants) :

- Panneau d'accueil
- L'écomobilité, c'est mon choix. Voilà pourquoi !
- L'écomobilité, pour y arriver, on s'y met tous !
- Pédibus ? Vélobus ? C'est quoi, ça ?
- Suivons le Plan... de déplacements
- Besoin d'aides ?
- L'écomobilité en action ! (1/2)
- L'écomobilité en action ! (2/2)

Les panneaux sont également disponibles en téléchargement.

Le jeu-quizz « Es-tu un expert de l’écomobilité ? »
Pour impliquer les enfants par le jeu (1 dépliant).


L’enquête de mobilité
Pour constater et impliquer (4 affichettes : transport en commun, voiture, marche, vélo)



Modalités d'emprunt

Location : Gratuite
Contact de réservation : Centre de documentation de l'AREHN 

Tél. : 02 35 15 78 19
centredoc[@]arehn.asso.fr
Réalisation : AREHN et ADEME, d'après une exposition de l'ARENE, l'ADEME Île-de-France et Bolivie, 2014
Dimensions : 80 x 210 cm – 9 panneaux autoportants avec enrouleur Conditionnement : 9 housses de transport
Autres supports en téléchargement sur le site ci-dessous


Liens utiles :
"De la maison à l'école, écomobilisons-nous !"

mercredi 11 juin 2014

Près de 2 000 jeunes écoliers seinomarins ont participé à un rallye cycliste du 2 au 6 juin 2014

L'un des lieux de regroupement : le lac de Bédanne.

Dans le département de la Seine-Maritime, l'Inspection académique et l'Association Prévention Maïf, en partenariat avec l'USEP et la MAE, organisent depuis 20 ans des rallyes cyclistes. Ce dispositif départemental s'intitulant "Cycliste en Liberté" s'est déroulé cette année du 2 au 6 juin 2014.

 En 2014, dans le cadre de la semaine nationale du Vélo à l'école et au collège, préconisée par le ministère de l'Education nationale, ce sont près de 2 000 élèves de CM1/CM2 soit 80 classes qui ont participé à cette opération d’éducation à la sécurité routière. Encadrés par leurs enseignants et 400 accompagnateurs - des parents bénévoles -, ils ont effectué en bicyclette le trajet aller-retour entre leurs écoles et 12 lieux de regroupement en Seine-Maritime, les trajets peuvent faire entre 15 et 40 kilomètres. 

Arrivés sur le lieu de regroupement, ils ont participé à divers ateliers et animations permettant de valider l'APER - Attestation de Première Education à la Route - : connaissance du code de la route, maîtrise de la bicyclette, lecture d'une carte routière, présentation d’un Véhicule de Secours aux Asphyxiés et Blessés, découverte du patrimoine local, course d'orientation, mobilité citoyenne, entretien de son vélo...


La mobilité citoyenne est abordée avec l'outil conçu par l'AREHN et CARDERE : "Je(u) me meus", ...
l'un des ateliers de l'outil pédagogique Patacaisse conçu par CARDERE et ...

un quizz à remplir sur l'écomobilité scolaire.
Les réponses du quizz sont données collectivement.

Dans le cadre du lancement de son nouvel appel à projets « écomobilité citoyenne » destiné aux écoles primaires de son territoire, la CREA participait au rallye cycliste organisé sur les circonscriptions d'Elbeuf et de Saint-Etienne-du-Rouvray. Sur le lieu de regroupement situé au lac de Bédanne, une dizaine d’ateliers, d’animations, de parcours d’orientation ont été proposés aux 211 élèves des classes de CM1 et CM2 participant à ce rallye venus de Tourville-la-Rivière, Oissel, Saint-Pierre-lès-Elbeuf...




Le stand de la CREA et de l'AREHN sur la mobilité citoyenne.
La CREA avait invité l'AREHN sur son stand, dans le cadre d'une convention de partenariat qui les lient. En effet, la CREA a missionné l'AREHN pour l'accompagner dans sa politique de développement de l'écomobilité scolaire, démarche qui s'inscrit dans son Plan local d'éducation à l'environnement. La CREA avait également sollicité l'association Guidoline pour animer un atelier autour du vélo.
 
L'atelier proposé par Guidoline a pour thème l'entretien de son vélo.

 
Comment réparer sa chambre à air après une crevaison ?


Les écoliers sont invités à vérifier l'état de leur vélo : freins, pneus, éclairage...

Il est l'heure de retourner à l'école !

Liens utiles :
Semaine nationale du vélo à l'école et au collège
Le Plan local d'éducation à l'environnement de la CREA

jeudi 15 mai 2014

Je(u) me meus, un outil de sensibilisation à l'écomobilité



Je(u) me meus est un jeu familial de sensibilisation à l’écomobilité qui peut être utilisé dans une kermesse d’école, un forum grand-public, une classe (établissement scolaire de primaire ou secondaire). Il comporte 4 ateliers-jeux de sensibilisation à l'écomobilité à utiliser en fonction de l’âge des participants : d’un enfant de maternelle à un adulte.

  • 1er atelier : « Les coulisses de la mobilité ». Les participants doivent identifier les 8 principaux enjeux soulevés par les transports.
  • 2e atelier : « L’écomobilité c’est quoi ? » Les participants réfléchissent à la notion d’écomobilité à partir de nombreux exemples de situations et de modes de déplacements.
  • 3e atelier : « Et moi j’y peux quoi ? ». Les participants identifient les différents impacts de nos déplacements au quotidien et recherchent une ou plusieurs alternatives.

  • Jeu complémentaire (pour les plus petits) : « Le puzzle des transports ». Les enfants identifient toutes les sortes de modes de transports qui sont à notre disposition.
Pour dynamiser un pédibus et trouver de nouveaux inscrits pour la rentrée suivante, la tenue d'un stand lors de la kermesse de l'école  est une action intéressante. Il peut être animé avec ce nouvel outil Je(u) me meus.

L'AREHN et CARDERE le tiennent à votre disposition. Il sera disponible en téléchargement, dans les semaines à venir, sur les sites internet du Club écomobilité scolaire et de CARDERE.
 


 Contacts :
Arehn : as.debessesatarehn.asso.fr
Cardere : sylvie.fusilatcardere.org

mardi 13 mai 2014

A petits pas..., à l'école on y va !, une démarche pédagogique de lancement et de pérennisation d’un pédibus

Dans le cadre des actions du Club écomobilité scolaire, l’ADEME a confié à l'association CARDERE, en partenariat avec l’AREHN, la conception et la réalisation d’un outil pédagogique ludique à destination des écoles pour former et inciter à la participation aux pédibus. Il concerne de préférence des classes de CE2 ou CM1.

Les expériences menées dans la région montrent l’importance d’un réel accompagnement des différents acteurs pour la mise en place puis la pérennisation d'un « Pédibus ». Il suffit en effet qu’un des trois interlocuteurs ne soit plus dans une démarche de soutien actif pour que le projet s’arrête. C'est pourquoi, A petits pas..., à l'école on y va ! s’adresse à tous les acteurs concernés par la démarche : la municipalité, les enseignants de l'école qui facilitent encouragent sa mise en place par des activités pédagogiques, les parents et les enfants.

L’éducation à l’écomobilité est une bonne entrée pour une éducation à l’écocitoyenneté en général : chacun des acteurs, parent, responsable en municipalité ou enseignant, peut y trouver matière à s’y intéresser et s’investir pour que le projet commun aboutisse et se poursuive dans le temps.


Cette démarche permet de faire un lien concret avec les compétences développées dans d’autres champs disciplinaires : maths, français, géographie... Elle permet aux enseignants et aux élèves d’être engagés dans une action concrète. Le travail mené en classe de façon régulière permet d’installer une cohérence d’ensemble. 

La démarche a été testée dans deux écoles de Haute-Normandie pendant l'année scolaire 2013-2014 : école élémentaire Jean Cavaillès de Grand-Quevilly et école élémentaire Albert Camus de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, qui est également école pilote pour la CREA - Communauté d'agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe - qui lance actuellement des appels à projets sur l'écomobilité à destination des établissements scolaires (primaire et secondaire) de son territoire. 

Les pédibus vont être lancés en mai-juin 2014 dans ces deux communes.

La démarche se déroule en 10 phases et chacun des acteurs reçoit une feuille de route qui décrit précisément le rôle et les engagements de chacun tout au long de la démarche.

0/ Selon les opportunités : animation de jeux sur l’écomobilité lors d’un événement (existant ou à provoquer) à l’école, associant les enfants, les enseignants, les parents et si possible un représentant de la mairie, jeux en classe, parcours lecture sur le thème de l’écomobité disponible à l'AREHN. 


Juin de l'année scolaire précédente, octobre ou novembre de l'année scolaire de la démarche.
A Saint-Pierre-lès-Elbeuf, parents et enfants de l'école ont été invités à participer au "forum de l'écomobilité". Au programme : exposition, quizz, animations, essai de vélos...

1/ Animation d’un jeu de rôle dans la classe pilote de l'école : mise en situation et débat à animer à partir de cartes personnages présentant des avis divers et contradictoires sur la mise en place d’un pédibus.


Personnages  : élève motivé, parent attaché à sa voiture, grand-père piéton, policier, directrice d’école, infirmière, membre d’une association pour la transition écologique, maire, adjoint à la voirie, parent insécurisé, ancien élève de l’école désormais au collège….

Novembre/décembre

 
Un jeu de rôle est organisé dans la classe sur le thème du pédibus.
Les échanges des enfants sont synthétisés au tableau.
2/ Séance d'étude par la classe pilote de tracés à partir d’un plan de ville ou de quartier où est située l’école : recensement et positionnement des adresses sur le plan, recherche d’itinéraires avec un début de questionnement sur les critères à retenir (sécurité, proximité, confort, rapidité, convivialité, voitures évitées…). Préalablement, il est possible de faire circuler le plan dans les autres classes de l'école pour que chaque élève indique avec une gommette son domicile.
Choix d’un ou plusieurs parcours en fonction de ces critères et remise du travail à la mairie.

Janvier 

 
L'étude d'un plan est au programme du CE2.

  3/ La municipalité se saisit du projet : lancement d’un questionnaire auprès des parents, travail de diagnostic et définition d’un parcours à tester en s’appuyant sur le travail des élèves.

Février

 
4/ Co-organisation de la sortie-test du parcours choisi, par la classe pilote et la municipalité : mise en place de groupes de missions chargés d’enquêter sur le parcours à l’aide de feuilles de missions.

Exemples de missions : sécurité et dangers, emplacement des panneaux, temps passé et nombre de pas effectués en lien avec l'intérêt pour sa santé de faire une activité physique, reportage photos, questions à la police, offres d’écomobilité du parcours, comptage des citoyens selon leur mode de déplacements, aménagements à prévoir pour plus de sécurité… mais également questions sur la biodiversité, le patrimoine, l’environnement urbain…

Mars

La classe fait la sortie-test du parcours.
Chacun des six groupes a une mission à remplir.
Un groupe a recensé les aménagements à prévoir pour plus de sécurité, en présence du Policier municipal.
 5/ Co-organisation par l’école et la municipalité d’une restitution des travaux aux parents d’élèves et d’une présentation du projet avec la diffusion des documents : « Feuille de route parent », appel à candidature, chartes utilisateur et accompagnateur.
Possibilité d’une animation de sensibilisation.
  
Avril
Les travaux des élèves et le projet de pédibus sont présentés aux parents et aux personnes de la communes intéressées.
Les élèves de la classe pilote  de CE2 de l'école Camus ont présenté leur saynète sur l'écomobilité devant leurs parents.
 6/ Diffusion par le biais de toutes les classes de l’école de la « Feuille de route du parent », de la fiche d’inscription et des chartes utilisateur et accompagnateur. Diffusion également aux clubs de seniors, associations de randonneurs...


 

7/ Animation dans les classes de cycle 2 sur le même parcours avec des feuilles de route adaptées au cycle 2 et mobilisation de parents de cycle 2 volontaires.

Avril


8/ Expérimentation du « Pédibus »
- Résultat des inscriptions des enfants
- Identification des référents
- Signature des chartes

Mai, juin

La mairie peut organiser, en partenariat avec la Police municipale, une  formation pour les parents accompagnateurs du pédibus. La mairie de Saint-Pierre-lès-Elbeuf a fait ce choix.



Le pédibus de St Pierre-lès-Elbeuf a démarré le mercredi 14 mai 2014 sous le soleil !
 

 9/ Réunion d’évaluation : parents, municipalité, école.

Juin

 10/Possibilité d’organiser un « chalenge inter-classes », faire une animation pendant la kermesse de l'école ou autre événement pour poursuivre la sensibilisation et préparer l’année suivante : on fête les "PETITS PAS…".

Juin


L'AREHN et CARDERE ont conçu "Je(u) me meus", un outil familial de sensibilisation à l'écomobilité qui peut être utilisé dans le cadre d'une kermesse d'école.



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A petits pas..., à l'école on y va ! vous intéresse ? Contactez Sylvie Fusil/CARDERE : sylvie.fusilatcardere.org