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mardi 29 septembre 2015

Petitbus, une application numérique pour organiser les pédibus

 

C'est une application qui permet aux parents d'accompagner leurs enfants à l'école à tour de rôle et de s'organiser au quotidien. Outil innovant, il vient en renfort des démarches de pédibus et lève certains freins auprès des parents. Ces derniers connaissent les autres parents accompagnateurs et confient plus facilement leurs enfants, l'organisation au quotidien est facilitée. Chacun indique, en effet, ses disponibilités pour l'accompagnement et l'administrateur de la ligne détermine les parents accompagnateurs du jour. Il est possible d’inviter d’autres parents à se joindre au pédibus. C'est un vrai réseau social, les parents communiquent les uns avec les autres et se rencontrent pour des moments de convivialité.  Autre fonction, si le parent accompagnateur dispose d'un smartphone, il est possible de géolocaliser le pédibus et de savoir si le groupe est bien arrivé à l'école !

Cette application disponible sur l'Internet est en cours de développement par une jeune startup
Leanmotion. Elle est testée dans différentes communes de France et évolue en fonction des demandes des utilisateurs.

Vous êtes parent d'élève et vous souhaitez l'essayer ? Il vous suffit de rentrer le nom de votre commune et de voir si l'école de vos enfants possède déjà une ligne. Vous pourrez alors y contribuer et vous inscrire. S'il n'y a pas de ligne passant à proximité de chez vous, vous pourrez créer une nouvelle ligne en contactant l'équipe !

Vous êtes enseignant ou élu d'une collectivité et vous souhaitez monter un projet autour de l'écomobilité ? Cette application sera un bon levier pour démarrer une démarche, elle vous permettra de connaître les parents intéressés et d'identifier très vite la ou les lignes possibles du pédibus grâce au système de géolocalisation de l'application.


Bien sûr, l'AREHN et l'ADEME sont à votre disposition pour vous aider dans l'élaboration de votre projet. Dans le cadre du Club écomobilité, de nombreux autres outils sont à votre disposition : kit méthodologique, expositions, ressources pédagogiques...

Liens utiles :
L'application Petitbus

Club écomobilité de Haute-Normandie

mercredi 15 juillet 2015

Le programme pédagogique de sensibilisation à l'écomobilité "A petits pas..., à l'école on y va !" est désormais en ligne !

Dans le cadre des actions du Club écomobilité, l’ADEME a confié à l'association CARDERE, en partenariat avec l’AREHN et la Direction des services départementaux de l'éducation nationale, la conception et la réalisation d’un outil pédagogique ludique à destination des écoles pour sensibiliser les élèves et leurs parents à la mobilité citoyenne et inciter à la participation aux pédibus. Il concerne de préférence des classes de CE2 ou CM1.

Les expériences menées dans la région montrent l’importance d’un réel accompagnement des différents acteurs pour la mise en place puis la pérennisation d'un « Pédibus ». Il suffit en effet que l'un des trois interlocuteurs ne soit plus dans une démarche de soutien actif pour que le projet s’arrête. C'est pourquoi, A petits pas..., à l'école on y va ! s’adresse à tous les acteurs concernés par la démarche : la municipalité, les enseignants de l'école qui facilitent et encouragent sa mise en place par des activités pédagogiques, les parents et les enfants.
L’éducation à l’écomobilité est une bonne entrée pour une éducation à l’écocitoyenneté en général : chacun des acteurs, parent, responsable en municipalité ou enseignant, peut y trouver matière à s’y intéresser et s’investir pour que le projet commun aboutisse et se poursuive dans le temps.

Cette démarche en huit étapes, constituée de tout un ensemble d'activités, se déroule sur deux trimestres. Elle permet de faire un lien concret avec les compétences développées dans d’autres champs disciplinaires : maths, français, géographie... Elle permet aux enseignants et aux élèves d’être engagés dans une action concrète. Le travail mené en classe de façon régulière permet d’installer une cohérence d’ensemble.
 

La démarche a été testée dans deux écoles de Haute-Normandie pendant l'année scolaire 2013-2014 : école élémentaire Jean Cavaillès de Grand-Quevilly et école élémentaire Albert Camus de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, qui a également été école pilote pour la Métropole Rouen Normandie qui lance chaque année des appels à projets sur l'écomobilité à destination des établissements scolaires (primaire et secondaire) de son territoire.

La démarche se déroule en 8 étapes et chacun des acteurs reçoit une feuille de route qui décrit précisément le rôle et les engagements de chacun tout au long de la démarche.

1 Pourquoi l’écomobilité ?
Jeux et activités en classe, exposition, rallye documentaire… Cette sensibilisation peut avoir lieu lors d’une kermesse, d’un forum.




2 Quel état des lieux ?
Travail en classe : représentations des élèves sur les déplacements, enquête dans la famille, repérage des adresses des élèves sur un plan.

 

3 Quels enjeux ?
Ateliers pédagogiques de la valise «Patacaisse»



4 Quels points de vue ?

Animation d’un jeu de rôles autour des enjeux de la mise en place d’un pédibus dans la commune.



5 Quel parcours ?
Recherche d’un itinéraire et sortie test avec des fiches de mission en présence de plusieurs acteurs (parents, municipalité, police municipale).





6 Voici notre projet... !
Co-organisation par l’école et la municipalité d’une réunion pour les parents d’élèves et les acteurs associés : présentation du projet de pédibus et des travaux des élèves.

 

7 Expérimentons notre pédibus...
Relevé des inscriptions et mise à disposition du matériel par la municipalité. Lancement du pédibus.



8 Que fait-on l’année prochaine ?
Bilan entre tous les acteurs, animation de fi n d’année possible (challenge inter-classes, kermesse…) et préparation de l’année suivante.



Certaines de ces activités s'utilisent indépendamment de la mise en place d’un pédibus. La mobilité citoyenne, c’est aussi le covoiturage, l’utilisation des transports en commun, la pratique de la marche et du vélo.

Bougeons-nous autrement, c’est possible !

Vous êtes un élu, vous souhaitez améliorer la sécurité aux abords de l’école, voici un argumentaire collectivité pour vous convaincre de vous impliquer dans cette démarche !


Vous êtes enseignant, vous souhaitez vous lancez dans un projet sur la mobilité citoyenne, voici un argumentaire enseignant pour vous convaincre de suivre ce programme pédagogique.

Liens utiles :

L’outil gratuit « A Petits Pas…, à l’école on y pas ! »

lundi 20 octobre 2014

Deux fiches-ressources pédagogiques sur la mobilité durable à télécharger



Pour parler d’écomobilité en classe, promouvoir les mobilités actives (vélo, marche à pied, trottinette, roller) et les transports en commun, des outils, des animations, des sites sont là pour accompagner les enseignants, les animateurs, les élus dans leurs démarches.

Le centre de documentation de l’AREHN leur propose ainsi deux fiches-ressources pédagogiques :

-      Pour les élèves de l’école primaire.
-      Pour les élèves des collèges et lycées.
 
On y trouve de nombreuses ressources pédagogiques disponibles en Haute-Normandie et ailleurs.

Liens utiles :

jeudi 15 mai 2014

Je(u) me meus, un outil de sensibilisation à l'écomobilité



Je(u) me meus est un jeu familial de sensibilisation à l’écomobilité qui peut être utilisé dans une kermesse d’école, un forum grand-public, une classe (établissement scolaire de primaire ou secondaire). Il comporte 4 ateliers-jeux de sensibilisation à l'écomobilité à utiliser en fonction de l’âge des participants : d’un enfant de maternelle à un adulte.

  • 1er atelier : « Les coulisses de la mobilité ». Les participants doivent identifier les 8 principaux enjeux soulevés par les transports.
  • 2e atelier : « L’écomobilité c’est quoi ? » Les participants réfléchissent à la notion d’écomobilité à partir de nombreux exemples de situations et de modes de déplacements.
  • 3e atelier : « Et moi j’y peux quoi ? ». Les participants identifient les différents impacts de nos déplacements au quotidien et recherchent une ou plusieurs alternatives.

  • Jeu complémentaire (pour les plus petits) : « Le puzzle des transports ». Les enfants identifient toutes les sortes de modes de transports qui sont à notre disposition.
Pour dynamiser un pédibus et trouver de nouveaux inscrits pour la rentrée suivante, la tenue d'un stand lors de la kermesse de l'école  est une action intéressante. Il peut être animé avec ce nouvel outil Je(u) me meus.

L'AREHN et CARDERE le tiennent à votre disposition. Il sera disponible en téléchargement, dans les semaines à venir, sur les sites internet du Club écomobilité scolaire et de CARDERE.
 


 Contacts :
Arehn : as.debessesatarehn.asso.fr
Cardere : sylvie.fusilatcardere.org

mardi 13 mai 2014

A petits pas..., à l'école on y va !, une démarche pédagogique de lancement et de pérennisation d’un pédibus

Dans le cadre des actions du Club écomobilité scolaire, l’ADEME a confié à l'association CARDERE, en partenariat avec l’AREHN, la conception et la réalisation d’un outil pédagogique ludique à destination des écoles pour former et inciter à la participation aux pédibus. Il concerne de préférence des classes de CE2 ou CM1.

Les expériences menées dans la région montrent l’importance d’un réel accompagnement des différents acteurs pour la mise en place puis la pérennisation d'un « Pédibus ». Il suffit en effet qu’un des trois interlocuteurs ne soit plus dans une démarche de soutien actif pour que le projet s’arrête. C'est pourquoi, A petits pas..., à l'école on y va ! s’adresse à tous les acteurs concernés par la démarche : la municipalité, les enseignants de l'école qui facilitent encouragent sa mise en place par des activités pédagogiques, les parents et les enfants.

L’éducation à l’écomobilité est une bonne entrée pour une éducation à l’écocitoyenneté en général : chacun des acteurs, parent, responsable en municipalité ou enseignant, peut y trouver matière à s’y intéresser et s’investir pour que le projet commun aboutisse et se poursuive dans le temps.


Cette démarche permet de faire un lien concret avec les compétences développées dans d’autres champs disciplinaires : maths, français, géographie... Elle permet aux enseignants et aux élèves d’être engagés dans une action concrète. Le travail mené en classe de façon régulière permet d’installer une cohérence d’ensemble. 

La démarche a été testée dans deux écoles de Haute-Normandie pendant l'année scolaire 2013-2014 : école élémentaire Jean Cavaillès de Grand-Quevilly et école élémentaire Albert Camus de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, qui est également école pilote pour la CREA - Communauté d'agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe - qui lance actuellement des appels à projets sur l'écomobilité à destination des établissements scolaires (primaire et secondaire) de son territoire. 

Les pédibus vont être lancés en mai-juin 2014 dans ces deux communes.

La démarche se déroule en 10 phases et chacun des acteurs reçoit une feuille de route qui décrit précisément le rôle et les engagements de chacun tout au long de la démarche.

0/ Selon les opportunités : animation de jeux sur l’écomobilité lors d’un événement (existant ou à provoquer) à l’école, associant les enfants, les enseignants, les parents et si possible un représentant de la mairie, jeux en classe, parcours lecture sur le thème de l’écomobité disponible à l'AREHN. 


Juin de l'année scolaire précédente, octobre ou novembre de l'année scolaire de la démarche.
A Saint-Pierre-lès-Elbeuf, parents et enfants de l'école ont été invités à participer au "forum de l'écomobilité". Au programme : exposition, quizz, animations, essai de vélos...

1/ Animation d’un jeu de rôle dans la classe pilote de l'école : mise en situation et débat à animer à partir de cartes personnages présentant des avis divers et contradictoires sur la mise en place d’un pédibus.


Personnages  : élève motivé, parent attaché à sa voiture, grand-père piéton, policier, directrice d’école, infirmière, membre d’une association pour la transition écologique, maire, adjoint à la voirie, parent insécurisé, ancien élève de l’école désormais au collège….

Novembre/décembre

 
Un jeu de rôle est organisé dans la classe sur le thème du pédibus.
Les échanges des enfants sont synthétisés au tableau.
2/ Séance d'étude par la classe pilote de tracés à partir d’un plan de ville ou de quartier où est située l’école : recensement et positionnement des adresses sur le plan, recherche d’itinéraires avec un début de questionnement sur les critères à retenir (sécurité, proximité, confort, rapidité, convivialité, voitures évitées…). Préalablement, il est possible de faire circuler le plan dans les autres classes de l'école pour que chaque élève indique avec une gommette son domicile.
Choix d’un ou plusieurs parcours en fonction de ces critères et remise du travail à la mairie.

Janvier 

 
L'étude d'un plan est au programme du CE2.

  3/ La municipalité se saisit du projet : lancement d’un questionnaire auprès des parents, travail de diagnostic et définition d’un parcours à tester en s’appuyant sur le travail des élèves.

Février

 
4/ Co-organisation de la sortie-test du parcours choisi, par la classe pilote et la municipalité : mise en place de groupes de missions chargés d’enquêter sur le parcours à l’aide de feuilles de missions.

Exemples de missions : sécurité et dangers, emplacement des panneaux, temps passé et nombre de pas effectués en lien avec l'intérêt pour sa santé de faire une activité physique, reportage photos, questions à la police, offres d’écomobilité du parcours, comptage des citoyens selon leur mode de déplacements, aménagements à prévoir pour plus de sécurité… mais également questions sur la biodiversité, le patrimoine, l’environnement urbain…

Mars

La classe fait la sortie-test du parcours.
Chacun des six groupes a une mission à remplir.
Un groupe a recensé les aménagements à prévoir pour plus de sécurité, en présence du Policier municipal.
 5/ Co-organisation par l’école et la municipalité d’une restitution des travaux aux parents d’élèves et d’une présentation du projet avec la diffusion des documents : « Feuille de route parent », appel à candidature, chartes utilisateur et accompagnateur.
Possibilité d’une animation de sensibilisation.
  
Avril
Les travaux des élèves et le projet de pédibus sont présentés aux parents et aux personnes de la communes intéressées.
Les élèves de la classe pilote  de CE2 de l'école Camus ont présenté leur saynète sur l'écomobilité devant leurs parents.
 6/ Diffusion par le biais de toutes les classes de l’école de la « Feuille de route du parent », de la fiche d’inscription et des chartes utilisateur et accompagnateur. Diffusion également aux clubs de seniors, associations de randonneurs...


 

7/ Animation dans les classes de cycle 2 sur le même parcours avec des feuilles de route adaptées au cycle 2 et mobilisation de parents de cycle 2 volontaires.

Avril


8/ Expérimentation du « Pédibus »
- Résultat des inscriptions des enfants
- Identification des référents
- Signature des chartes

Mai, juin

La mairie peut organiser, en partenariat avec la Police municipale, une  formation pour les parents accompagnateurs du pédibus. La mairie de Saint-Pierre-lès-Elbeuf a fait ce choix.



Le pédibus de St Pierre-lès-Elbeuf a démarré le mercredi 14 mai 2014 sous le soleil !
 

 9/ Réunion d’évaluation : parents, municipalité, école.

Juin

 10/Possibilité d’organiser un « chalenge inter-classes », faire une animation pendant la kermesse de l'école ou autre événement pour poursuivre la sensibilisation et préparer l’année suivante : on fête les "PETITS PAS…".

Juin


L'AREHN et CARDERE ont conçu "Je(u) me meus", un outil familial de sensibilisation à l'écomobilité qui peut être utilisé dans le cadre d'une kermesse d'école.



Liens utiles
Télécharger la démarche globale

A petits pas..., à l'école on y va ! vous intéresse ? Contactez Sylvie Fusil/CARDERE : sylvie.fusilatcardere.org


jeudi 20 mars 2014

Outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable

Lors de l’atelier du Club écomobilité du 17 octobre 2013, nous avions organisé un remue-méninges sur les outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable. Les propositions de la vingtaine de participants présents ont été nombreuses et on peut les répartir en trois catégories :

 Actions de l’Etat
 

Réglementation nationale
•    Création d’un permis écomobile qui remplacerait le permis voiture/Moto/Poids lourds. Une proposition d’action pour l’Etat qui ferait évoluer la réglementation nationale.
 

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Education au vélo dans les collèges et lycées.
•    Apprentissage du vélo dans la circulation par les 6e, application du Code de la rue.
•    Introduction de la notion d’écomobilité au sein des programme scolaires, afin que les jeunes soient sensibilisés dès le plus jeune âge.
•    Education à la mobilité dès le plus jeune âge.
•    Actions de formation dans les écoles sur les déplacements à pied, à vélo : valorisation des déplacements actifs (organisation de moments d’échanges collectifs).

Actions régionales
 

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Veille sur des projets et initiatives existantes hors de notre territoire d’action.
•    Création d’un réseau d’ambassadeurs de l’écomobilité : jeunes, personnes au contact des jeunes et habitants plus globalement. Les former, leur donner des connaissances de base.
•    Centralisation et diffusion des informations sur les déplacements par les jeunes, notamment par des jeunes ambassadeurs.
•    Meilleure transmission de l’information sur les différents modes de transport. Par exemple, il s’agit de mieux faire connaître le dispositif Atoumod.
•    Recensement et informations sur les acteurs de mobilité.
 

Création de services
•    Création de services de location de vélo, vélos à assistance électrique au sein des antennes de missions locales (avec des tarifs sociaux). C'est une proposition d’action pour les missions locales qui pourraient solliciter les collectivités et l’Etat pour une contribution financière.
 

Actions territoriales

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Sensibilisation des entreprises pour qu’elles soient moins exigeantes lors des recrutements sur la possession du permis de conduire. Cette sensibilisation peut se faire dans le cadre des politiques de déploiement des plans de déplacements entreprise.
•    Organisation d’une journée de découverte de la ville à pied par les associations (randonneurs par exemple).
•    Organisation de balades urbaines de sensibilisation à l’écomobilité.
•    Actions de sensibilisation dans les établissements scolaires du territoire.


•    Formation des encadrants (tous types d’acteurs : enseignants, travailleurs sociaux…).
•    Mobilisation de jeunes ambassadeurs : les former pour qu’ils puissent porter des messages, donner des informations aux autres.
•    Organisation de rallyes vélos électriques pour donner goût à la pratique.
•    Organisation de concours inter-classes à la semaine ou au mois : bilan carbone énergie, challenge écomobilité...
•    Développement d’une plateforme participative de « motilité » : parcours vélo, intermodalité partagée, autopartage, covoiturage… Porteur de l’action : Associations ? Financements : collectivités, Etat…
•    Mise en situation des jeunes sur tous les modes, organisation d’expériences concrètes d’écomobilité en veillant à leur réussite : « Aujourd’hui je change de mode ».
•    Education à la mobilité dès le plus jeune âge.
•    Pendant les vacances scolaires, organisation d’activités ludiques autour de la mobilité au même titre que des activités sport et loisirs. Porteurs de l’action : MJC, centres de loisirs...
•    Organisation de rallyes mobilité : chasse aux informations sur le territoire en se déplaçant en transports en commun, à pied, en vélo, ... (écoles, collèges, centres de loisirs).
•    Développement d’ateliers mobilité.
•    Meilleure communication au sein des établissements scolaires, notamment sur ce que proposent les collectivités.
•    Développement de l’information auprès des maisons des jeunes et des associations de quartier.
•    Organisation de manifestations autour des déplacements tout au long de l’année en impliquant les jeunes (rallye vélo, café-débat).
•    Sensibilisation sur les temps de trajet à vélo, à pied, transports en commun dans le cadre des déplacements courants.
•    Information et communication de proximité en allant vers le public.

Développement d’aménagements modes actifs, voiries partagées, développement des transports en commun

 •    Sécurisation du trajet domicile-établissement scolaire en créant des axes structurants pour la marche, le vélo, sur l’ensemble de la commune.
•    Renforcement des infrastructures pour permettre aux jeunes de se déplacer à pied ou à vélo (problèmes de sécurité).
•    Amélioration de l’attractivité des transports en commun : meilleur desserte des endroits excentrés, implication des jeunes dans cette amélioration.
•    Création d’un urbanisme durable. Il s'agit de rendre plus difficile les trajets en voiture que les déplacements actifs. Il s’agit de mener des actions en direction des parents.
•    Création de liaisons sécurisées : chemins, pistes cyclables, parkings covoiturage…

•    Transport des vélos classiques dans les bus.

Soutien financier
•    Création de dispositifs de soutiens financiers pour l’accès à la mobilité.
•    Aides financières supérieures des collectivités si les jeunes sont écomobiles (Exemple de Malaunay). Accompagnement des jeunes citoyens vers l’écomobilité.
•    Soutien des collectivités sur des projets d’initiatives locales.

Organisation des collectivités territoriales et locales
•    Simplification des démarches.
•    Transversalité des services.


Les idées sont là, il nous reste à les concrétiser. Nous y arriverons ENSEMBLE !

samedi 28 septembre 2013

Intégration de l'écomobilité dans une démarche plus globale de prévention pour la santé

Crédit-photo : Alain Rouiller/Flickr
De nombreuses démarches de prévention pour la santé existent et sont une opportunité pour le développement de projets pluridisciplinaires pour lesquels collectivités, acteurs de l'environnement et de la santé travaillent ensemble.

Il est aujourd’hui scientifiquement démontré que la pratique quotidienne d'une activité physique a un impact important sur la santé humaine, l’environnement et le budget des ménages. Faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour (60 minutes pour les enfants) permet de prévenir de nombreuses pathologies chroniques tout en améliorant la qualité de vie et la condition physique. Par ailleurs, la réduction de l’usage de la voiture au profit du vélo ou de la marche contribue à réduire la pollution de l'air, les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores, à moindres coûts.

La prise de conscience de la nécessité de favoriser les modes de déplacement «actifs» tels que le vélo et la marche témoigne d’une réelle évolution sociologique. C'est le bon moment pour les collectivités, les acteurs de la santé et de l'environnement de travailler main dans la main pour la réussite des projets de territoire. Leurs objectifs sont communs : améliorer les connaissances sur les possibilités d’agir pour promouvoir les mobilités actives dans les villes, créer des aménagements pouvant favoriser l’activité physique et les mobilités actives au quotidien, mettre en valeur une approche plurisdiciplinaire dans toutes les politiques locales, en prenant en compte la réduction des inégalités de santé.

Différents programmes existants peuvent contribuer à l'atteinte de ces objectifs.

Programme Vivons en forme



Lancé en 2004 sous la conduite de l’association Fleurbaix – Laventie « Ville Sante » (FLVS) auprès de 10 villes pilotes, l’objectif du programme "Vivons en forme " (VIF) est d’aider les familles à modifier durablement leur mode de vie et leur comportement par la promotion d’une alimentation variée, équilibrée et plaisante et d’une activité physique régulière, et la création d'un environnement local favorable à l’intégration de ces bonnes pratique. Il s’agit de mettre en place des actions de prévention durables, fédératrices et mobilisant l’ensemble des acteurs au plus près de la population.

Le concept de "VIF" est de s’appuyer sur l’ensemble des intervenants locaux de la vie quotidienne de la famille pour favoriser la diffusion de messages positifs de santé. 250 villes françaises sont aujourd'hui engagées dans le programme. En Haute-Normandie, seule la commune d'Evreux est inscrite dans le dispositif.

Une évaluation récente a montré que le programme contribue clairement au développement d'un environnement local favorable à de meilleures pratiques en matière d'alimentation et santé physique. Il joue un rôle essentiel de catalyseur sur la structuration de l'action publique locale puisqu'il offre, dès le début, un cadre de pilotage clé en main, et une méthodologie conçue pour permettre une collaboration fructueuse entre les acteurs locaux et les services municipaux initiateurs qui, bien souvent, travaillent ensemble pour la première fois.

Le marketing social est la méthode utilisée pour "VIF". Il se définit comme “l’application de techniques de marketing élaborées dans le secteur commercial pour résoudre des problèmes sociaux, via la modification des comportements”. Il se résume en trois étapes :

  •  Etudier les freins et les leviers d’adhésion aux comportements vers lesquels on souhaite faire tendre un groupe d’individu identifié (habitudes, consommation et éléments qui constituent leur norme sociale dans un domaine donné).
  • Définir des leviers d’intervention, des messages pertinents et mobilisateurs pour le public visé. 
  • Identifier des canaux de diffusion de ces messages ainsi que les supports de communications adaptés qui faciliteront le changement de comportement ciblé.
Pour « Vivons en Forme » la méthode consiste à étudier les comportements sur le terrain en se rapprochant notamment de professionnels de l’éducation, de la psychologie et de la santé qui étudient ou côtoient les populations cibles. Ensuite il s’agit de définir les canaux et techniques de communication (formation et accompagnement à la mise en place d’actions, développement de kits-outils, relations presse, interventions en congrès et conférences...) et de susciter une mobilisation durable des parties prenantes (création de partenariats, animation de réseaux…). Avoir un impact sur ce qui fait le quotidien des populations cibles est essentiel, les impliquer directement pour les rendre acteurs du changement est un gage de succès à long terme.

Vincent Ledoux, maire de Roncq, vice-président de Lille métropole témoigne : « Quand nous avons été approchés pour adhérer au réseau VIF, nous avons voulu avoir des garanties quant à la pertinence du programme, surtout à un moment où l’argent public se fait rare. Mais nous nous sommes aperçus que ce n’était pas si coûteux ». En se penchant sur les systèmes établis, la commune a ainsi réalisé 15 000 euros d’économie annuelle dans les transports scolaires en supprimant les trajets écoles-piscines qui pouvaient s’effectuer à pied.« Non seulement nous réalisons des économies, mais cela profite aux enfants qui ne restent pas statiques », selon le maire.

Liens utiles :
Programme "Vivons en forme"

Réseau français des Villes-Santé de l'OMS

 

A la fin des années 80, après avoir lancé le Programme Villes-Santé avec une dizaine de villes, l’’Organisation mondiale de la santé Europe a souhaité que, parallèlement, se développent des réseaux nationaux de Villes-Santé.


Il est actuellement composé de 80 villes et 4 communautés d'agglomération, en France. En Haute-Normandie, les Villes de Rouen et de Saint-Etienne-du-Rouvray sont villes-santé, respectivement depuis 2004 et 2013. 

On définit une Ville-Santé comme une ville qui améliore constamment la qualité de son environnement, favorise le développement d’une communauté solidaire qui participe à la vie de la cité, agit en faveur de la santé de tous et réduit les inégalités, développe une économie diversifiée et innovante, donne à chacun les moyens d'avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité.

Liens utiles :
Réseau des villes-santé
Guide "Mobilités actives au quotidien, le rôle des collectivités"

Développer un projet ICAPS : Promouvoir l’activité physique des jeunes


La diminution de l’activité physique et la généralisation d’un comportement sédentaire chez les jeunes, leurs conséquences en termes de santé, leurs impacts sociaux et économiques sont à ce jour bien établis. L’étude ICAPS, «intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité» a démontré scientifiquement au terme des quatre années d’expérimentation que la promotion de l’activité physique régulière permet de prévenir la sédentarité et l’obésité chez les jeunes.

L’ancrage dans le milieu scolaire qui facilite l’accès à tous les jeunes a été une clé de réussite du projet. La mobilisation d’un large partenariat (établissements scolaires, collectivités, éducateurs, familles...) en a été une autre permettant de favoriser le transport actif au quotidien.


Suite à cette expérimentation, un guide a été édité pour aider les porteurs de projet. On y trouve une aide pratique : illustrations de projets, fiches techniques d’aide à la mise en oeuvre d’actions opérationnelles (pédibus, journée tous à vélo, journée multisport...), boîte à outils.

Liens utiles :
Guide d’aide à l’action pour promouvoir l'activité physique des jeunes