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mercredi 11 juin 2014

Près de 2 000 jeunes écoliers seinomarins ont participé à un rallye cycliste du 2 au 6 juin 2014

L'un des lieux de regroupement : le lac de Bédanne.

Dans le département de la Seine-Maritime, l'Inspection académique et l'Association Prévention Maïf, en partenariat avec l'USEP et la MAE, organisent depuis 20 ans des rallyes cyclistes. Ce dispositif départemental s'intitulant "Cycliste en Liberté" s'est déroulé cette année du 2 au 6 juin 2014.

 En 2014, dans le cadre de la semaine nationale du Vélo à l'école et au collège, préconisée par le ministère de l'Education nationale, ce sont près de 2 000 élèves de CM1/CM2 soit 80 classes qui ont participé à cette opération d’éducation à la sécurité routière. Encadrés par leurs enseignants et 400 accompagnateurs - des parents bénévoles -, ils ont effectué en bicyclette le trajet aller-retour entre leurs écoles et 12 lieux de regroupement en Seine-Maritime, les trajets peuvent faire entre 15 et 40 kilomètres. 

Arrivés sur le lieu de regroupement, ils ont participé à divers ateliers et animations permettant de valider l'APER - Attestation de Première Education à la Route - : connaissance du code de la route, maîtrise de la bicyclette, lecture d'une carte routière, présentation d’un Véhicule de Secours aux Asphyxiés et Blessés, découverte du patrimoine local, course d'orientation, mobilité citoyenne, entretien de son vélo...


La mobilité citoyenne est abordée avec l'outil conçu par l'AREHN et CARDERE : "Je(u) me meus", ...
l'un des ateliers de l'outil pédagogique Patacaisse conçu par CARDERE et ...

un quizz à remplir sur l'écomobilité scolaire.
Les réponses du quizz sont données collectivement.

Dans le cadre du lancement de son nouvel appel à projets « écomobilité citoyenne » destiné aux écoles primaires de son territoire, la CREA participait au rallye cycliste organisé sur les circonscriptions d'Elbeuf et de Saint-Etienne-du-Rouvray. Sur le lieu de regroupement situé au lac de Bédanne, une dizaine d’ateliers, d’animations, de parcours d’orientation ont été proposés aux 211 élèves des classes de CM1 et CM2 participant à ce rallye venus de Tourville-la-Rivière, Oissel, Saint-Pierre-lès-Elbeuf...




Le stand de la CREA et de l'AREHN sur la mobilité citoyenne.
La CREA avait invité l'AREHN sur son stand, dans le cadre d'une convention de partenariat qui les lient. En effet, la CREA a missionné l'AREHN pour l'accompagner dans sa politique de développement de l'écomobilité scolaire, démarche qui s'inscrit dans son Plan local d'éducation à l'environnement. La CREA avait également sollicité l'association Guidoline pour animer un atelier autour du vélo.
 
L'atelier proposé par Guidoline a pour thème l'entretien de son vélo.

 
Comment réparer sa chambre à air après une crevaison ?


Les écoliers sont invités à vérifier l'état de leur vélo : freins, pneus, éclairage...

Il est l'heure de retourner à l'école !

Liens utiles :
Semaine nationale du vélo à l'école et au collège
Le Plan local d'éducation à l'environnement de la CREA

jeudi 15 mai 2014

Je(u) me meus, un outil de sensibilisation à l'écomobilité



Je(u) me meus est un jeu familial de sensibilisation à l’écomobilité qui peut être utilisé dans une kermesse d’école, un forum grand-public, une classe (établissement scolaire de primaire ou secondaire). Il comporte 4 ateliers-jeux de sensibilisation à l'écomobilité à utiliser en fonction de l’âge des participants : d’un enfant de maternelle à un adulte.

  • 1er atelier : « Les coulisses de la mobilité ». Les participants doivent identifier les 8 principaux enjeux soulevés par les transports.
  • 2e atelier : « L’écomobilité c’est quoi ? » Les participants réfléchissent à la notion d’écomobilité à partir de nombreux exemples de situations et de modes de déplacements.
  • 3e atelier : « Et moi j’y peux quoi ? ». Les participants identifient les différents impacts de nos déplacements au quotidien et recherchent une ou plusieurs alternatives.

  • Jeu complémentaire (pour les plus petits) : « Le puzzle des transports ». Les enfants identifient toutes les sortes de modes de transports qui sont à notre disposition.
Pour dynamiser un pédibus et trouver de nouveaux inscrits pour la rentrée suivante, la tenue d'un stand lors de la kermesse de l'école  est une action intéressante. Il peut être animé avec ce nouvel outil Je(u) me meus.

L'AREHN et CARDERE le tiennent à votre disposition. Il sera disponible en téléchargement, dans les semaines à venir, sur les sites internet du Club écomobilité scolaire et de CARDERE.
 


 Contacts :
Arehn : as.debessesatarehn.asso.fr
Cardere : sylvie.fusilatcardere.org

mardi 13 mai 2014

A petits pas..., à l'école on y va !, une démarche pédagogique de lancement et de pérennisation d’un pédibus

Dans le cadre des actions du Club écomobilité scolaire, l’ADEME a confié à l'association CARDERE, en partenariat avec l’AREHN, la conception et la réalisation d’un outil pédagogique ludique à destination des écoles pour former et inciter à la participation aux pédibus. Il concerne de préférence des classes de CE2 ou CM1.

Les expériences menées dans la région montrent l’importance d’un réel accompagnement des différents acteurs pour la mise en place puis la pérennisation d'un « Pédibus ». Il suffit en effet qu’un des trois interlocuteurs ne soit plus dans une démarche de soutien actif pour que le projet s’arrête. C'est pourquoi, A petits pas..., à l'école on y va ! s’adresse à tous les acteurs concernés par la démarche : la municipalité, les enseignants de l'école qui facilitent encouragent sa mise en place par des activités pédagogiques, les parents et les enfants.

L’éducation à l’écomobilité est une bonne entrée pour une éducation à l’écocitoyenneté en général : chacun des acteurs, parent, responsable en municipalité ou enseignant, peut y trouver matière à s’y intéresser et s’investir pour que le projet commun aboutisse et se poursuive dans le temps.


Cette démarche permet de faire un lien concret avec les compétences développées dans d’autres champs disciplinaires : maths, français, géographie... Elle permet aux enseignants et aux élèves d’être engagés dans une action concrète. Le travail mené en classe de façon régulière permet d’installer une cohérence d’ensemble. 

La démarche a été testée dans deux écoles de Haute-Normandie pendant l'année scolaire 2013-2014 : école élémentaire Jean Cavaillès de Grand-Quevilly et école élémentaire Albert Camus de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, qui est également école pilote pour la CREA - Communauté d'agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe - qui lance actuellement des appels à projets sur l'écomobilité à destination des établissements scolaires (primaire et secondaire) de son territoire. 

Les pédibus vont être lancés en mai-juin 2014 dans ces deux communes.

La démarche se déroule en 10 phases et chacun des acteurs reçoit une feuille de route qui décrit précisément le rôle et les engagements de chacun tout au long de la démarche.

0/ Selon les opportunités : animation de jeux sur l’écomobilité lors d’un événement (existant ou à provoquer) à l’école, associant les enfants, les enseignants, les parents et si possible un représentant de la mairie, jeux en classe, parcours lecture sur le thème de l’écomobité disponible à l'AREHN. 


Juin de l'année scolaire précédente, octobre ou novembre de l'année scolaire de la démarche.
A Saint-Pierre-lès-Elbeuf, parents et enfants de l'école ont été invités à participer au "forum de l'écomobilité". Au programme : exposition, quizz, animations, essai de vélos...

1/ Animation d’un jeu de rôle dans la classe pilote de l'école : mise en situation et débat à animer à partir de cartes personnages présentant des avis divers et contradictoires sur la mise en place d’un pédibus.


Personnages  : élève motivé, parent attaché à sa voiture, grand-père piéton, policier, directrice d’école, infirmière, membre d’une association pour la transition écologique, maire, adjoint à la voirie, parent insécurisé, ancien élève de l’école désormais au collège….

Novembre/décembre

 
Un jeu de rôle est organisé dans la classe sur le thème du pédibus.
Les échanges des enfants sont synthétisés au tableau.
2/ Séance d'étude par la classe pilote de tracés à partir d’un plan de ville ou de quartier où est située l’école : recensement et positionnement des adresses sur le plan, recherche d’itinéraires avec un début de questionnement sur les critères à retenir (sécurité, proximité, confort, rapidité, convivialité, voitures évitées…). Préalablement, il est possible de faire circuler le plan dans les autres classes de l'école pour que chaque élève indique avec une gommette son domicile.
Choix d’un ou plusieurs parcours en fonction de ces critères et remise du travail à la mairie.

Janvier 

 
L'étude d'un plan est au programme du CE2.

  3/ La municipalité se saisit du projet : lancement d’un questionnaire auprès des parents, travail de diagnostic et définition d’un parcours à tester en s’appuyant sur le travail des élèves.

Février

 
4/ Co-organisation de la sortie-test du parcours choisi, par la classe pilote et la municipalité : mise en place de groupes de missions chargés d’enquêter sur le parcours à l’aide de feuilles de missions.

Exemples de missions : sécurité et dangers, emplacement des panneaux, temps passé et nombre de pas effectués en lien avec l'intérêt pour sa santé de faire une activité physique, reportage photos, questions à la police, offres d’écomobilité du parcours, comptage des citoyens selon leur mode de déplacements, aménagements à prévoir pour plus de sécurité… mais également questions sur la biodiversité, le patrimoine, l’environnement urbain…

Mars

La classe fait la sortie-test du parcours.
Chacun des six groupes a une mission à remplir.
Un groupe a recensé les aménagements à prévoir pour plus de sécurité, en présence du Policier municipal.
 5/ Co-organisation par l’école et la municipalité d’une restitution des travaux aux parents d’élèves et d’une présentation du projet avec la diffusion des documents : « Feuille de route parent », appel à candidature, chartes utilisateur et accompagnateur.
Possibilité d’une animation de sensibilisation.
  
Avril
Les travaux des élèves et le projet de pédibus sont présentés aux parents et aux personnes de la communes intéressées.
Les élèves de la classe pilote  de CE2 de l'école Camus ont présenté leur saynète sur l'écomobilité devant leurs parents.
 6/ Diffusion par le biais de toutes les classes de l’école de la « Feuille de route du parent », de la fiche d’inscription et des chartes utilisateur et accompagnateur. Diffusion également aux clubs de seniors, associations de randonneurs...


 

7/ Animation dans les classes de cycle 2 sur le même parcours avec des feuilles de route adaptées au cycle 2 et mobilisation de parents de cycle 2 volontaires.

Avril


8/ Expérimentation du « Pédibus »
- Résultat des inscriptions des enfants
- Identification des référents
- Signature des chartes

Mai, juin

La mairie peut organiser, en partenariat avec la Police municipale, une  formation pour les parents accompagnateurs du pédibus. La mairie de Saint-Pierre-lès-Elbeuf a fait ce choix.



Le pédibus de St Pierre-lès-Elbeuf a démarré le mercredi 14 mai 2014 sous le soleil !
 

 9/ Réunion d’évaluation : parents, municipalité, école.

Juin

 10/Possibilité d’organiser un « chalenge inter-classes », faire une animation pendant la kermesse de l'école ou autre événement pour poursuivre la sensibilisation et préparer l’année suivante : on fête les "PETITS PAS…".

Juin


L'AREHN et CARDERE ont conçu "Je(u) me meus", un outil familial de sensibilisation à l'écomobilité qui peut être utilisé dans le cadre d'une kermesse d'école.



Liens utiles
Télécharger la démarche globale

A petits pas..., à l'école on y va ! vous intéresse ? Contactez Sylvie Fusil/CARDERE : sylvie.fusilatcardere.org


jeudi 20 mars 2014

Outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable

Lors de l’atelier du Club écomobilité du 17 octobre 2013, nous avions organisé un remue-méninges sur les outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable. Les propositions de la vingtaine de participants présents ont été nombreuses et on peut les répartir en trois catégories :

 Actions de l’Etat
 

Réglementation nationale
•    Création d’un permis écomobile qui remplacerait le permis voiture/Moto/Poids lourds. Une proposition d’action pour l’Etat qui ferait évoluer la réglementation nationale.
 

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Education au vélo dans les collèges et lycées.
•    Apprentissage du vélo dans la circulation par les 6e, application du Code de la rue.
•    Introduction de la notion d’écomobilité au sein des programme scolaires, afin que les jeunes soient sensibilisés dès le plus jeune âge.
•    Education à la mobilité dès le plus jeune âge.
•    Actions de formation dans les écoles sur les déplacements à pied, à vélo : valorisation des déplacements actifs (organisation de moments d’échanges collectifs).

Actions régionales
 

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Veille sur des projets et initiatives existantes hors de notre territoire d’action.
•    Création d’un réseau d’ambassadeurs de l’écomobilité : jeunes, personnes au contact des jeunes et habitants plus globalement. Les former, leur donner des connaissances de base.
•    Centralisation et diffusion des informations sur les déplacements par les jeunes, notamment par des jeunes ambassadeurs.
•    Meilleure transmission de l’information sur les différents modes de transport. Par exemple, il s’agit de mieux faire connaître le dispositif Atoumod.
•    Recensement et informations sur les acteurs de mobilité.
 

Création de services
•    Création de services de location de vélo, vélos à assistance électrique au sein des antennes de missions locales (avec des tarifs sociaux). C'est une proposition d’action pour les missions locales qui pourraient solliciter les collectivités et l’Etat pour une contribution financière.
 

Actions territoriales

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Sensibilisation des entreprises pour qu’elles soient moins exigeantes lors des recrutements sur la possession du permis de conduire. Cette sensibilisation peut se faire dans le cadre des politiques de déploiement des plans de déplacements entreprise.
•    Organisation d’une journée de découverte de la ville à pied par les associations (randonneurs par exemple).
•    Organisation de balades urbaines de sensibilisation à l’écomobilité.
•    Actions de sensibilisation dans les établissements scolaires du territoire.


•    Formation des encadrants (tous types d’acteurs : enseignants, travailleurs sociaux…).
•    Mobilisation de jeunes ambassadeurs : les former pour qu’ils puissent porter des messages, donner des informations aux autres.
•    Organisation de rallyes vélos électriques pour donner goût à la pratique.
•    Organisation de concours inter-classes à la semaine ou au mois : bilan carbone énergie, challenge écomobilité...
•    Développement d’une plateforme participative de « motilité » : parcours vélo, intermodalité partagée, autopartage, covoiturage… Porteur de l’action : Associations ? Financements : collectivités, Etat…
•    Mise en situation des jeunes sur tous les modes, organisation d’expériences concrètes d’écomobilité en veillant à leur réussite : « Aujourd’hui je change de mode ».
•    Education à la mobilité dès le plus jeune âge.
•    Pendant les vacances scolaires, organisation d’activités ludiques autour de la mobilité au même titre que des activités sport et loisirs. Porteurs de l’action : MJC, centres de loisirs...
•    Organisation de rallyes mobilité : chasse aux informations sur le territoire en se déplaçant en transports en commun, à pied, en vélo, ... (écoles, collèges, centres de loisirs).
•    Développement d’ateliers mobilité.
•    Meilleure communication au sein des établissements scolaires, notamment sur ce que proposent les collectivités.
•    Développement de l’information auprès des maisons des jeunes et des associations de quartier.
•    Organisation de manifestations autour des déplacements tout au long de l’année en impliquant les jeunes (rallye vélo, café-débat).
•    Sensibilisation sur les temps de trajet à vélo, à pied, transports en commun dans le cadre des déplacements courants.
•    Information et communication de proximité en allant vers le public.

Développement d’aménagements modes actifs, voiries partagées, développement des transports en commun

 •    Sécurisation du trajet domicile-établissement scolaire en créant des axes structurants pour la marche, le vélo, sur l’ensemble de la commune.
•    Renforcement des infrastructures pour permettre aux jeunes de se déplacer à pied ou à vélo (problèmes de sécurité).
•    Amélioration de l’attractivité des transports en commun : meilleur desserte des endroits excentrés, implication des jeunes dans cette amélioration.
•    Création d’un urbanisme durable. Il s'agit de rendre plus difficile les trajets en voiture que les déplacements actifs. Il s’agit de mener des actions en direction des parents.
•    Création de liaisons sécurisées : chemins, pistes cyclables, parkings covoiturage…

•    Transport des vélos classiques dans les bus.

Soutien financier
•    Création de dispositifs de soutiens financiers pour l’accès à la mobilité.
•    Aides financières supérieures des collectivités si les jeunes sont écomobiles (Exemple de Malaunay). Accompagnement des jeunes citoyens vers l’écomobilité.
•    Soutien des collectivités sur des projets d’initiatives locales.

Organisation des collectivités territoriales et locales
•    Simplification des démarches.
•    Transversalité des services.


Les idées sont là, il nous reste à les concrétiser. Nous y arriverons ENSEMBLE !