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lundi 14 septembre 2015

Ville, mobilité et santé au programme du prochain atelier du 9 octobre 2015


Vendredi 9 octobre 2015 de 9 h à 13 h au Pôle régional des Savoirs à Rouen 



  Une pratique régulière d’activité physique entraîne de réels bénéfices sur la santé, que ce soit à titre préventif, dès le plus jeune âge, ou en cas de maladie. Faire ses déplacements à pied ou à vélo est un moyen d’intégrer l’activité physique à sa vie quotidienne sans coût supplémentaire. La ville doit faire une place importante aux modes actifs (marche et vélo) pour le bien-être, la qualité de vie et la santé des citoyens. Un rapprochement entre les acteurs de la santé et de l’environnement est donc à envisager pour construire ensemble des projets qui n’en seront que plus riches.


C'est l'objectif du prochain atelier du Club écomobilité du vendredi 9 octobre 2015 co-organisé par l’AREHN, l’ADEME, l’Agence régionale de Santé (ARS) et la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de Haute-Normandie (DRJSCS). Acteurs de l'environnement et de la santé réfléchiront à la façon de travailler ensemble.



Interventions :
- Enjeux en Normandie et orientations des politiques publiques
Dr Claire LOUDIYI, médecin chargé de politiques de santé publique, ARS
 
- Promotion de la marche et du vélo, territoire de l’agglomération havraise (Codah)
Dr Agnès DEMARE LECOSSAIS, directeur santé, Codah
Adrien VERDIERE, chargé d’études en déplacements urbains, Codah


- Les ados ont du PEP’S : Plan d’actions autour de l’équilibre alimentaire et l’incitation à la pratique physique régulière
Dr Sylvie GUERENTE, médecin conseiller du directeur, DRJSCS
Paul DUMESNIL, coordinateur jeunesse, Centre social Oxygène de Dieppe

 
- Comment agir pour un urbanisme favorable à la santé et à la mobilité active ?
Nathalie Lucas, chargée de mission Pôle Santé Environnement, ARS
 
- Brainstorming : Quelles actions concrètes pour que nos villes donnent une place plus importantes aux modes actifs ?


Programme et inscription

mardi 26 novembre 2013

Quel AIR respirons-nous en Haute-Normandie ?


Toutes les communes haut-normandes, rurales et urbaines, sont concernées par la qualité de l’air - intérieure et extérieure -, qui est aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique


Les  9e Journées des pratiques du développement durable organisées chaque année par l'AREHN  auront pour thème, en 2013, la qualité de l'air, et se feront en partenariat avec Air Normand.



Même si des progrès ont été remarqués au cours des dix dernières années, les niveaux de certains polluants dans l’air restent préoccupants et les défis à relever importants. Ces journées aborderont la qualité de l’air selon une approche “exposition” et auront pour objectifs de faire un état des connaissances scientifiques sur la question, vulgariser celles-ci et faire connaître les bonnes pratiques. Ainsi, ces journées riches en témoignages apporteront aux collectivités territoriales des clés pour agir et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air à l’intérieur comme à l’extérieur.
 


Nous accueillerons le Professeur Czernichow,enseignant-chercheur en épidémiologie et santé publique, une personnalité de l’Agglomération de Grenoble, pionnière en France sur les questions de qualité de l’air, Dominique Lepicard, responsable de l’unité Climat Air Bruit à la Dreal Haute-Normandie qui nous présentera notamment le Plan de Protection de l’Atmosphère régional. Nous aborderons les aspects règlementaires (air extérieur et intérieur), notamment la nouvelle règlementation concernant les établissements recevant du public. De bonnes pratiques seront également présentées. Michel Lerond, écologue essayiste sera notre grand témoin.


 


Informations pratiques 


Colloque gratuit sur inscription auprès de l’AREHN. Possibilité de déjeuner sur place sur inscription (15 €). Espace forum (stands, expositions et animations) pendant la matinée et le déjeuner. Edition d’un journal Globules de restitution des travaux.



Organisateurs et financeurs 


AREHN en partenariat avec Air Normand, la Région Haute-Normandie, les Départements de l’Eure et de Seine-Maritime, la CREA, le CNFPT et le Crédit agricole Normandie-Seine.


 


 

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samedi 28 septembre 2013

Intégration de l'écomobilité dans une démarche plus globale de prévention pour la santé

Crédit-photo : Alain Rouiller/Flickr
De nombreuses démarches de prévention pour la santé existent et sont une opportunité pour le développement de projets pluridisciplinaires pour lesquels collectivités, acteurs de l'environnement et de la santé travaillent ensemble.

Il est aujourd’hui scientifiquement démontré que la pratique quotidienne d'une activité physique a un impact important sur la santé humaine, l’environnement et le budget des ménages. Faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour (60 minutes pour les enfants) permet de prévenir de nombreuses pathologies chroniques tout en améliorant la qualité de vie et la condition physique. Par ailleurs, la réduction de l’usage de la voiture au profit du vélo ou de la marche contribue à réduire la pollution de l'air, les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores, à moindres coûts.

La prise de conscience de la nécessité de favoriser les modes de déplacement «actifs» tels que le vélo et la marche témoigne d’une réelle évolution sociologique. C'est le bon moment pour les collectivités, les acteurs de la santé et de l'environnement de travailler main dans la main pour la réussite des projets de territoire. Leurs objectifs sont communs : améliorer les connaissances sur les possibilités d’agir pour promouvoir les mobilités actives dans les villes, créer des aménagements pouvant favoriser l’activité physique et les mobilités actives au quotidien, mettre en valeur une approche plurisdiciplinaire dans toutes les politiques locales, en prenant en compte la réduction des inégalités de santé.

Différents programmes existants peuvent contribuer à l'atteinte de ces objectifs.

Programme Vivons en forme



Lancé en 2004 sous la conduite de l’association Fleurbaix – Laventie « Ville Sante » (FLVS) auprès de 10 villes pilotes, l’objectif du programme "Vivons en forme " (VIF) est d’aider les familles à modifier durablement leur mode de vie et leur comportement par la promotion d’une alimentation variée, équilibrée et plaisante et d’une activité physique régulière, et la création d'un environnement local favorable à l’intégration de ces bonnes pratique. Il s’agit de mettre en place des actions de prévention durables, fédératrices et mobilisant l’ensemble des acteurs au plus près de la population.

Le concept de "VIF" est de s’appuyer sur l’ensemble des intervenants locaux de la vie quotidienne de la famille pour favoriser la diffusion de messages positifs de santé. 250 villes françaises sont aujourd'hui engagées dans le programme. En Haute-Normandie, seule la commune d'Evreux est inscrite dans le dispositif.

Une évaluation récente a montré que le programme contribue clairement au développement d'un environnement local favorable à de meilleures pratiques en matière d'alimentation et santé physique. Il joue un rôle essentiel de catalyseur sur la structuration de l'action publique locale puisqu'il offre, dès le début, un cadre de pilotage clé en main, et une méthodologie conçue pour permettre une collaboration fructueuse entre les acteurs locaux et les services municipaux initiateurs qui, bien souvent, travaillent ensemble pour la première fois.

Le marketing social est la méthode utilisée pour "VIF". Il se définit comme “l’application de techniques de marketing élaborées dans le secteur commercial pour résoudre des problèmes sociaux, via la modification des comportements”. Il se résume en trois étapes :

  •  Etudier les freins et les leviers d’adhésion aux comportements vers lesquels on souhaite faire tendre un groupe d’individu identifié (habitudes, consommation et éléments qui constituent leur norme sociale dans un domaine donné).
  • Définir des leviers d’intervention, des messages pertinents et mobilisateurs pour le public visé. 
  • Identifier des canaux de diffusion de ces messages ainsi que les supports de communications adaptés qui faciliteront le changement de comportement ciblé.
Pour « Vivons en Forme » la méthode consiste à étudier les comportements sur le terrain en se rapprochant notamment de professionnels de l’éducation, de la psychologie et de la santé qui étudient ou côtoient les populations cibles. Ensuite il s’agit de définir les canaux et techniques de communication (formation et accompagnement à la mise en place d’actions, développement de kits-outils, relations presse, interventions en congrès et conférences...) et de susciter une mobilisation durable des parties prenantes (création de partenariats, animation de réseaux…). Avoir un impact sur ce qui fait le quotidien des populations cibles est essentiel, les impliquer directement pour les rendre acteurs du changement est un gage de succès à long terme.

Vincent Ledoux, maire de Roncq, vice-président de Lille métropole témoigne : « Quand nous avons été approchés pour adhérer au réseau VIF, nous avons voulu avoir des garanties quant à la pertinence du programme, surtout à un moment où l’argent public se fait rare. Mais nous nous sommes aperçus que ce n’était pas si coûteux ». En se penchant sur les systèmes établis, la commune a ainsi réalisé 15 000 euros d’économie annuelle dans les transports scolaires en supprimant les trajets écoles-piscines qui pouvaient s’effectuer à pied.« Non seulement nous réalisons des économies, mais cela profite aux enfants qui ne restent pas statiques », selon le maire.

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Programme "Vivons en forme"

Réseau français des Villes-Santé de l'OMS

 

A la fin des années 80, après avoir lancé le Programme Villes-Santé avec une dizaine de villes, l’’Organisation mondiale de la santé Europe a souhaité que, parallèlement, se développent des réseaux nationaux de Villes-Santé.


Il est actuellement composé de 80 villes et 4 communautés d'agglomération, en France. En Haute-Normandie, les Villes de Rouen et de Saint-Etienne-du-Rouvray sont villes-santé, respectivement depuis 2004 et 2013. 

On définit une Ville-Santé comme une ville qui améliore constamment la qualité de son environnement, favorise le développement d’une communauté solidaire qui participe à la vie de la cité, agit en faveur de la santé de tous et réduit les inégalités, développe une économie diversifiée et innovante, donne à chacun les moyens d'avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité.

Liens utiles :
Réseau des villes-santé
Guide "Mobilités actives au quotidien, le rôle des collectivités"

Développer un projet ICAPS : Promouvoir l’activité physique des jeunes


La diminution de l’activité physique et la généralisation d’un comportement sédentaire chez les jeunes, leurs conséquences en termes de santé, leurs impacts sociaux et économiques sont à ce jour bien établis. L’étude ICAPS, «intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité» a démontré scientifiquement au terme des quatre années d’expérimentation que la promotion de l’activité physique régulière permet de prévenir la sédentarité et l’obésité chez les jeunes.

L’ancrage dans le milieu scolaire qui facilite l’accès à tous les jeunes a été une clé de réussite du projet. La mobilisation d’un large partenariat (établissements scolaires, collectivités, éducateurs, familles...) en a été une autre permettant de favoriser le transport actif au quotidien.


Suite à cette expérimentation, un guide a été édité pour aider les porteurs de projet. On y trouve une aide pratique : illustrations de projets, fiches techniques d’aide à la mise en oeuvre d’actions opérationnelles (pédibus, journée tous à vélo, journée multisport...), boîte à outils.

Liens utiles :
Guide d’aide à l’action pour promouvoir l'activité physique des jeunes