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jeudi 20 mars 2014

Outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable

Lors de l’atelier du Club écomobilité du 17 octobre 2013, nous avions organisé un remue-méninges sur les outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable. Les propositions de la vingtaine de participants présents ont été nombreuses et on peut les répartir en trois catégories :

 Actions de l’Etat
 

Réglementation nationale
•    Création d’un permis écomobile qui remplacerait le permis voiture/Moto/Poids lourds. Une proposition d’action pour l’Etat qui ferait évoluer la réglementation nationale.
 

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Education au vélo dans les collèges et lycées.
•    Apprentissage du vélo dans la circulation par les 6e, application du Code de la rue.
•    Introduction de la notion d’écomobilité au sein des programme scolaires, afin que les jeunes soient sensibilisés dès le plus jeune âge.
•    Education à la mobilité dès le plus jeune âge.
•    Actions de formation dans les écoles sur les déplacements à pied, à vélo : valorisation des déplacements actifs (organisation de moments d’échanges collectifs).

Actions régionales
 

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Veille sur des projets et initiatives existantes hors de notre territoire d’action.
•    Création d’un réseau d’ambassadeurs de l’écomobilité : jeunes, personnes au contact des jeunes et habitants plus globalement. Les former, leur donner des connaissances de base.
•    Centralisation et diffusion des informations sur les déplacements par les jeunes, notamment par des jeunes ambassadeurs.
•    Meilleure transmission de l’information sur les différents modes de transport. Par exemple, il s’agit de mieux faire connaître le dispositif Atoumod.
•    Recensement et informations sur les acteurs de mobilité.
 

Création de services
•    Création de services de location de vélo, vélos à assistance électrique au sein des antennes de missions locales (avec des tarifs sociaux). C'est une proposition d’action pour les missions locales qui pourraient solliciter les collectivités et l’Etat pour une contribution financière.
 

Actions territoriales

Sensibilisation, information, éducation, formation
•    Sensibilisation des entreprises pour qu’elles soient moins exigeantes lors des recrutements sur la possession du permis de conduire. Cette sensibilisation peut se faire dans le cadre des politiques de déploiement des plans de déplacements entreprise.
•    Organisation d’une journée de découverte de la ville à pied par les associations (randonneurs par exemple).
•    Organisation de balades urbaines de sensibilisation à l’écomobilité.
•    Actions de sensibilisation dans les établissements scolaires du territoire.


•    Formation des encadrants (tous types d’acteurs : enseignants, travailleurs sociaux…).
•    Mobilisation de jeunes ambassadeurs : les former pour qu’ils puissent porter des messages, donner des informations aux autres.
•    Organisation de rallyes vélos électriques pour donner goût à la pratique.
•    Organisation de concours inter-classes à la semaine ou au mois : bilan carbone énergie, challenge écomobilité...
•    Développement d’une plateforme participative de « motilité » : parcours vélo, intermodalité partagée, autopartage, covoiturage… Porteur de l’action : Associations ? Financements : collectivités, Etat…
•    Mise en situation des jeunes sur tous les modes, organisation d’expériences concrètes d’écomobilité en veillant à leur réussite : « Aujourd’hui je change de mode ».
•    Education à la mobilité dès le plus jeune âge.
•    Pendant les vacances scolaires, organisation d’activités ludiques autour de la mobilité au même titre que des activités sport et loisirs. Porteurs de l’action : MJC, centres de loisirs...
•    Organisation de rallyes mobilité : chasse aux informations sur le territoire en se déplaçant en transports en commun, à pied, en vélo, ... (écoles, collèges, centres de loisirs).
•    Développement d’ateliers mobilité.
•    Meilleure communication au sein des établissements scolaires, notamment sur ce que proposent les collectivités.
•    Développement de l’information auprès des maisons des jeunes et des associations de quartier.
•    Organisation de manifestations autour des déplacements tout au long de l’année en impliquant les jeunes (rallye vélo, café-débat).
•    Sensibilisation sur les temps de trajet à vélo, à pied, transports en commun dans le cadre des déplacements courants.
•    Information et communication de proximité en allant vers le public.

Développement d’aménagements modes actifs, voiries partagées, développement des transports en commun

 •    Sécurisation du trajet domicile-établissement scolaire en créant des axes structurants pour la marche, le vélo, sur l’ensemble de la commune.
•    Renforcement des infrastructures pour permettre aux jeunes de se déplacer à pied ou à vélo (problèmes de sécurité).
•    Amélioration de l’attractivité des transports en commun : meilleur desserte des endroits excentrés, implication des jeunes dans cette amélioration.
•    Création d’un urbanisme durable. Il s'agit de rendre plus difficile les trajets en voiture que les déplacements actifs. Il s’agit de mener des actions en direction des parents.
•    Création de liaisons sécurisées : chemins, pistes cyclables, parkings covoiturage…

•    Transport des vélos classiques dans les bus.

Soutien financier
•    Création de dispositifs de soutiens financiers pour l’accès à la mobilité.
•    Aides financières supérieures des collectivités si les jeunes sont écomobiles (Exemple de Malaunay). Accompagnement des jeunes citoyens vers l’écomobilité.
•    Soutien des collectivités sur des projets d’initiatives locales.

Organisation des collectivités territoriales et locales
•    Simplification des démarches.
•    Transversalité des services.


Les idées sont là, il nous reste à les concrétiser. Nous y arriverons ENSEMBLE !

mardi 8 octobre 2013

La mobilité des jeunes à l'affiche du prochain atelier du Club écomobilité

Crédit-photo : Adrian Midgley/Flicker
Le prochain atelier du Club écomobilité se déroulera le jeudi 17 octobre 2013 à Malaunay, en Seine-Maritime. Cet atelier est organisé en partenariat avec la commune de Malaunay, que nous remercions chaleureusement.



Le fil conducteur de notre journée sera : la mobilité des jeunes (jeunes en insertion ou scolaires).
Comment se déplacent les jeunes ?
Quels leviers sont à notre disposition pour favoriser les déplacements écomobiles chez les jeunes ?
Comment améliorer l’image du vélo auprès des jeunes ?

Nous essaierons d'apporter des réponses à ces questions grâce aux témoignages des membres du Club écomobilité scolaire.

Au programme de cette journée :

  • La mobilité des jeunes en difficulté sur le territoire de la CREA,
  • Piste de réflexion pour changer les comportements
  • Outils à créer pour aider les jeunes à adopter une mobilité durable, Brain storming
  • Visite d’une piste cyclable et présentation de l’axe mobilité de sa démarche Cit’ergie®, Ville de Malaunay
  • Le vélo et les jeunes
  • Rallye vélo à l’échelle d’une circonscription
  • Vélo-écoles, vecteur de l’apprentissage de la mobilité à vélo

Télécharger le programme complet

Inscription en ligne

samedi 28 septembre 2013

Intégration de l'écomobilité dans une démarche plus globale de prévention pour la santé

Crédit-photo : Alain Rouiller/Flickr
De nombreuses démarches de prévention pour la santé existent et sont une opportunité pour le développement de projets pluridisciplinaires pour lesquels collectivités, acteurs de l'environnement et de la santé travaillent ensemble.

Il est aujourd’hui scientifiquement démontré que la pratique quotidienne d'une activité physique a un impact important sur la santé humaine, l’environnement et le budget des ménages. Faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour (60 minutes pour les enfants) permet de prévenir de nombreuses pathologies chroniques tout en améliorant la qualité de vie et la condition physique. Par ailleurs, la réduction de l’usage de la voiture au profit du vélo ou de la marche contribue à réduire la pollution de l'air, les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores, à moindres coûts.

La prise de conscience de la nécessité de favoriser les modes de déplacement «actifs» tels que le vélo et la marche témoigne d’une réelle évolution sociologique. C'est le bon moment pour les collectivités, les acteurs de la santé et de l'environnement de travailler main dans la main pour la réussite des projets de territoire. Leurs objectifs sont communs : améliorer les connaissances sur les possibilités d’agir pour promouvoir les mobilités actives dans les villes, créer des aménagements pouvant favoriser l’activité physique et les mobilités actives au quotidien, mettre en valeur une approche plurisdiciplinaire dans toutes les politiques locales, en prenant en compte la réduction des inégalités de santé.

Différents programmes existants peuvent contribuer à l'atteinte de ces objectifs.

Programme Vivons en forme



Lancé en 2004 sous la conduite de l’association Fleurbaix – Laventie « Ville Sante » (FLVS) auprès de 10 villes pilotes, l’objectif du programme "Vivons en forme " (VIF) est d’aider les familles à modifier durablement leur mode de vie et leur comportement par la promotion d’une alimentation variée, équilibrée et plaisante et d’une activité physique régulière, et la création d'un environnement local favorable à l’intégration de ces bonnes pratique. Il s’agit de mettre en place des actions de prévention durables, fédératrices et mobilisant l’ensemble des acteurs au plus près de la population.

Le concept de "VIF" est de s’appuyer sur l’ensemble des intervenants locaux de la vie quotidienne de la famille pour favoriser la diffusion de messages positifs de santé. 250 villes françaises sont aujourd'hui engagées dans le programme. En Haute-Normandie, seule la commune d'Evreux est inscrite dans le dispositif.

Une évaluation récente a montré que le programme contribue clairement au développement d'un environnement local favorable à de meilleures pratiques en matière d'alimentation et santé physique. Il joue un rôle essentiel de catalyseur sur la structuration de l'action publique locale puisqu'il offre, dès le début, un cadre de pilotage clé en main, et une méthodologie conçue pour permettre une collaboration fructueuse entre les acteurs locaux et les services municipaux initiateurs qui, bien souvent, travaillent ensemble pour la première fois.

Le marketing social est la méthode utilisée pour "VIF". Il se définit comme “l’application de techniques de marketing élaborées dans le secteur commercial pour résoudre des problèmes sociaux, via la modification des comportements”. Il se résume en trois étapes :

  •  Etudier les freins et les leviers d’adhésion aux comportements vers lesquels on souhaite faire tendre un groupe d’individu identifié (habitudes, consommation et éléments qui constituent leur norme sociale dans un domaine donné).
  • Définir des leviers d’intervention, des messages pertinents et mobilisateurs pour le public visé. 
  • Identifier des canaux de diffusion de ces messages ainsi que les supports de communications adaptés qui faciliteront le changement de comportement ciblé.
Pour « Vivons en Forme » la méthode consiste à étudier les comportements sur le terrain en se rapprochant notamment de professionnels de l’éducation, de la psychologie et de la santé qui étudient ou côtoient les populations cibles. Ensuite il s’agit de définir les canaux et techniques de communication (formation et accompagnement à la mise en place d’actions, développement de kits-outils, relations presse, interventions en congrès et conférences...) et de susciter une mobilisation durable des parties prenantes (création de partenariats, animation de réseaux…). Avoir un impact sur ce qui fait le quotidien des populations cibles est essentiel, les impliquer directement pour les rendre acteurs du changement est un gage de succès à long terme.

Vincent Ledoux, maire de Roncq, vice-président de Lille métropole témoigne : « Quand nous avons été approchés pour adhérer au réseau VIF, nous avons voulu avoir des garanties quant à la pertinence du programme, surtout à un moment où l’argent public se fait rare. Mais nous nous sommes aperçus que ce n’était pas si coûteux ». En se penchant sur les systèmes établis, la commune a ainsi réalisé 15 000 euros d’économie annuelle dans les transports scolaires en supprimant les trajets écoles-piscines qui pouvaient s’effectuer à pied.« Non seulement nous réalisons des économies, mais cela profite aux enfants qui ne restent pas statiques », selon le maire.

Liens utiles :
Programme "Vivons en forme"

Réseau français des Villes-Santé de l'OMS

 

A la fin des années 80, après avoir lancé le Programme Villes-Santé avec une dizaine de villes, l’’Organisation mondiale de la santé Europe a souhaité que, parallèlement, se développent des réseaux nationaux de Villes-Santé.


Il est actuellement composé de 80 villes et 4 communautés d'agglomération, en France. En Haute-Normandie, les Villes de Rouen et de Saint-Etienne-du-Rouvray sont villes-santé, respectivement depuis 2004 et 2013. 

On définit une Ville-Santé comme une ville qui améliore constamment la qualité de son environnement, favorise le développement d’une communauté solidaire qui participe à la vie de la cité, agit en faveur de la santé de tous et réduit les inégalités, développe une économie diversifiée et innovante, donne à chacun les moyens d'avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité.

Liens utiles :
Réseau des villes-santé
Guide "Mobilités actives au quotidien, le rôle des collectivités"

Développer un projet ICAPS : Promouvoir l’activité physique des jeunes


La diminution de l’activité physique et la généralisation d’un comportement sédentaire chez les jeunes, leurs conséquences en termes de santé, leurs impacts sociaux et économiques sont à ce jour bien établis. L’étude ICAPS, «intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité» a démontré scientifiquement au terme des quatre années d’expérimentation que la promotion de l’activité physique régulière permet de prévenir la sédentarité et l’obésité chez les jeunes.

L’ancrage dans le milieu scolaire qui facilite l’accès à tous les jeunes a été une clé de réussite du projet. La mobilisation d’un large partenariat (établissements scolaires, collectivités, éducateurs, familles...) en a été une autre permettant de favoriser le transport actif au quotidien.


Suite à cette expérimentation, un guide a été édité pour aider les porteurs de projet. On y trouve une aide pratique : illustrations de projets, fiches techniques d’aide à la mise en oeuvre d’actions opérationnelles (pédibus, journée tous à vélo, journée multisport...), boîte à outils.

Liens utiles :
Guide d’aide à l’action pour promouvoir l'activité physique des jeunes

lundi 22 juillet 2013

Transition énergétique et mobilité

Dans la feuille de route pour la transition énergétique, les attentes envers l’efficacité et la sobriété énergétiques sont extrêmement fortes. C’est ainsi que dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, l’un des groupes de travail a eu pour mission de s’y intéresser et de proposer des mesures prioritaires dans chacun des grands secteurs : bâtiment, électricité spécifique, mobilité, industrie, agriculture. Leurs travaux ont ensuite alimenté les recommandations finales du débat sur la transition énergétique.

Avant de faire des préconisations, le groupe de travail a souhaité se rapprocher des experts qui ont analysé les trajectoires de demande en énergie et la répartition sectorielle de l’effort en fonction de scénarios compatibles avec le cadre du débat (en pratique, ceux respectant une division par 4 des émissions de gaz à effet de serre en 2050) et fournissant une information détaillée de l’évolution de la demande dans tous les secteurs. Ces scénarios sont ceux de NégaWatt de 2011, de l'Ademe de 2011 et de la Direction générale de l'Energie et du Climat (DGEC) facteur 4 de 2010. Afin de disposer d’une base de comparaison, le scénario de la DGEC AME pour applications des mesures existantes, portant également sur les 3 années 2010-2020-2030, a été retenu comme scénario de référence. Leur caractéristique majeure est de supposer une division par 2 (en ordre de grandeur) de la demande d’énergie finale en 2050 exprimée en TWh.
 
 
Concernant le secteur des transports, en 2020, les 3 scénarios DGEC-F4, Ademe 2030 et NégaWatt sont tous très proches, la demande d’énergie finale devrait tendre vers 460 TWh. En 2030, les écarts s’intensifient nettement : les consommations dans les scénarios DGEC-F4 et Ademe2030 restent assez proches, le scénario NégaWatt, étant quant à lui à un niveau nettement plus bas. En 2050, les 2 scénarios Ademe2050 et NégaWatt aboutissent à une valeur très proche à 4 % près, avec un facteur de réduction de 2,94 et 2,93 par rapport à leur point de départ respectif 2010. Pour atteindre cet objectif, les membres du conseil national du débat sur la transition énergétique ont recommandé la mise en place d’un certain nombre de mesures dans le domaine de la mobilité des personnes pour répondre aux principaux enjeux mis en évidence : réduction des distances, transfert modal, efficacité énergétique des déplacements, maintien et création d’infrastructures.
 

Des mesures préconisées pour la réduction des distances
 
Une proposition identifiée prioritaire est la possibilité d’agir sur la diminution des distances quotidiennes à parcourir grâce aux politiques d’urbanisme. Une des mesures préconisées est de permettre aux collectivités de moduler localement les aides au logement. Pour cela, il s’agirait, dans les SCoT ou les PLU, de définir des secteurs pour lesquels les aides (exemple du prêt à taux zéro PTZ+) seraient accordées ou plus importantes que dans d’autres zones, en fonction de critères de desserte par les transports en commun, de proximité aux services et/ou de mixité sociale.

Les politiques d’aménagement du territoire doivent contribuer à la densification des villes et des zones voisines des axes de transports, mais aussi au maintien de population grâce au développement d’activités, d’infrastructures très haut débit et de services dans les zones peu denses.


Des mesures préconisées pour le transfert modal

  
-    Sensibiliser, inciter, accompagner pour faire évoluer les usagers vers d’autres pratiques de mobilité ou de consommation tels que l’usage de véhicules partagés, location plutôt qu’achat de véhicules, locaux mutualisés…
-    Mise à la disposition du public d’un réseau de transports en commun de qualité, exploité dans une logique de service public, selon une tarification adaptée notamment pour les ménages les plus modestes.
-    Développement de l’intermodalité(1)  et de la multimodalité (2), grâce à la diffusion d’une information intermodale de qualité et d’une carte de navigation unique pour les différents modes de déplacements, pour que chacun puisse définir sa « stratégie personnelle de mobilité ».
-    Généraliser les plans de déplacements entreprise et les rendre obligatoires pour l’ensemble des entreprises ou des zones industrielles au de-là d’un certain seuil.
-    Définir des quotas de voies cyclables en ville.
-    Faire évoluer l’organisation du travail : développer le télétravail, les visioconférences…
-    Lancer un programme national « 2 personnes par voiture » en encourageant le développement des services de voitures partagées. 


Des mesures préconisées pour augmenter l’efficacité énergétique des déplacements

 
 -    Limiter, après étude d’impact, les vitesses sur les autoroutes (130 à 120 ou 110 km/h), les routes (de 90 à 80 km/h) et en ville (de 50 à 30km/h) sur 80 % de la superficie des zones urbaines, et 50 km/h sur leur partie la moins centrale.
-    Fixer un objectif de 60g CO2/km en 2025 en matière de réglementation des véhicules particuliers.
-    Favoriser le déploiement des véhicules électriques, avec un objectif d’atteindre 10 % de déplacements dans ces véhicules à l’horizon 2030, et des véhicules au gaz (en augmentant la part de gaz d’origine renouvelable).

Des mesures préconisées dans le domaine des infrastructures

 
-    Optimiser l’utilisation des infrastructures de transport existantes, les rénover, les moderniser et les entretenir.
-    Orienter les investissements au profit d’infrastructures qui contribuent à la transition énergétique.
-    Prendre en compte les coûts externes (pollution, bruit, consommation d’espace urbain) des différents modes de transport notamment au moment de l’achat ou de la décision de création d’une nouvelle infrastructure.



(1) L'ntermodalité consiste à combiner plusieurs modes de transports sur un même trajet.
(2) La multimodalité désigne l'existence de plusieurs modes de transport différents entre deux lieux.


Liens utiles :
Site de la transition énergétique
Article sur www.arehn.info : Synthèse des travaux du débat national

mardi 9 avril 2013

Des activités pédagogiques pour éduquer à la sécurité routière

Dans ce livre du Centre régional de documentation pédagogique de Midi-Pyrénées, 50 activités sont proposées aux enseignants du cycle 2 à la 6e. Il propose une approche globale de l’éducation à la sécurité routière et peut constituer une bonne préparation à l’Attestation de Première Éducation à la Route (APER) première étape pour l’obtention de l’ASSR (Attestation Scolaire de Sécurité Routière).

Dans ce support pédagogique, qui combine une entrée par les piliers du socle commun et une entrée par des projets transversaux, l’éducation à la sécurité routière constitue une composante des différents apprentissages, dont celui du respect de la règle. Elle contribue également à l’autonomie et à l’apprentissage de la responsabilité face aux risques.

Les diverses activités proposées dans cet ouvrage contribuent à développer un comportement responsable par un apprentissage de la prise de risques « mesurée ». Elles peuvent bien sûr accompagner les démarches d'écomobilité scolaire telles que les pédibus ou vélobus.

Voici quelques-unes des nombreuses activités proposées :
- La course d'orientation
- Les vélos déguisés
- L'histoire du vélo
- Photographie ton chemin
- Organiser une sortie vélo : demander les autorisations
- Vérifier son vélo : élaborer une fiche technique
- Vérifier son vélo : effectuer les petites réparations
- Organiser un rallye
- Améliorer la sécurité des lieux
- Autour de l'école
- Organiser et vivre un rallye piéton
- ...

Pour le commander :
http://www.cndp.fr/crdp-toulouse/spip.php?article21959

Il sera bientôt disponible à l'AREHN
http://www.arehn.asso.fr

Liens utiles :
Portail national Education national à la sécurité routière
Le site de la revue devenir citoyen de la route
Education à la sécurité routière : sélection de ressources et d'outils
Le site Ecole de la route
Association Prévention routière

jeudi 14 février 2013

Appel à signer l’Initiative Citoyenne Européenne 30 km/h - redonnons vie à nos rues !

Le 13 novembre 2012, la Commission européenne a enregistré l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) déposée par des citoyens de 7 pays de l’Union et portant sur une généralisation du 30km/h comme vitesse de référence en zones urbaine et résidentielle. Cette Initiative doit maintenant rassembler un minimum d’un million de signatures sur une période d’un an pour être validée et soumise à la Commission, qui devra alors se saisir de la demande et, on l’espère, la transformer en proposition législative.

Une telle mesure contribuerait à rencontrer les objectifs – non atteints – de l’Union dans les domaines de la sécurité routière, de la réduction des nuisances sonores et de l'amélioration de la qualité de l'air. Elle aurait aussi pour effet d’augmenter la convivialité et le bien être des usagers dans l’espace public.

Rejoignons les 13 043 personnes qui ont signé à ce jour et diffusons l'information !


L'initiative citoyenne européenne (ICE), instaurée par le traité de Lisbonne, est une nouvelle forme de participation à l'élaboration des politiques européennes. Les citoyens invitent la Commission européenne à présenter une proposition législative. Elle peut ainsi, être amenée à rédiger de nouvelles lois dans les domaines relevant des ses attributions, mais n'y est pas forcée. L'initiative doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens issus d'au moins 7 pays sur les 27 que compte l'Union.

Site de l'initiative en français
http://fr.30kmh.eu/

Signez !
https://30kmh.eu/oct-web-public/?lang=fr

Portail des villes 30, c’est à dire des villes qui adoptent la limitation à 30 km/h comme règle générale, la limite à 50 km/h devenant l’exception
http://ville30.org


Site de l'Union européenne sur l'initiative citoyenne européenne
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/welcome?lg=fr

Une ville 30, c'est :

Plus de sécurité
Rouler moins vite, c’est mieux anticiper les obstacles et réagir plus rapidement, c’est également mieux communiquer avec les autres usagers. Cela signifie donc moins d’accidents. Et si malgré tout, un accident survient, les blessures sont moins graves. Un piéton heurté à 50km/h meurt dans 5 à 10 % des cas, à 30km/h, cette proportion tombe à 2 %.

Plus de convivialité

Quand la vitesse est réduite, le climat est plus serein : on constate une réduction du stress et de l’agressivité de tous ! La rue redevient un espace où il fait bon vivre, jouer, flâner…

Moins de bruit
Réduire la vitesse de 50 à 30km/h, c’est diviser l’intensité sonore par deux. Les gens sont également plus disposés à se déplacer à pied ou à vélo, ce qui réduit d’autant plus le bruit dans nos rues !

Plus d'autonomie
Les enfants peuvent se déplacer plus facilement et plus sûrement à pied ou à vélo. Les parents ne sont plus obligés de jouer le rôle de taxi. Cela signifie donc plus d’autonomie pour les enfants, et plus de temps libre pour leurs parents !

Plus de fluidité

La conduite est plus régulière, et les distances de sécurité sont réduites : le débit s’en trouve amélioré. Et si l’on ajoute à cela la diminution des accidents et du nombre de voitures dans les rues, ça en fait, des bouchons en moins !

Une meilleure qualité de l'air
Une conduite plus régulière et à bas régime consomme moins de carburant. En Allemagne, les automobilistes ont enregistré une diminution de 12 % de leur consommation ! Sans compter qu’instaurer une Ville 30, c’est encourager le développement des modes actifs, non polluants.

Angers est la première grande ville française (environ 150 000 habitants) à annoncer le passage en zone 30 de l’ensemble de ses rues résidentielles d'ici 3 ans. En octobre 2012, huit nouveaux quartiers sont passé en zone 30.

mercredi 30 janvier 2013

Les précieux conseils de Raph Ancel pour se déplacer à vélo en toute sécurité

Ces vidéos professionnelles, conçues par le "GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens", une association belge, distillent efficacement de précieux conseils pour évoluer en sécurité dans le trafic, à vélo.

Ces séquences sont conçues comme une mini-série : chaque semaine du mois de juin 2010 était l’occasion de diffuser un nouvel épisode. Les thèmes abordés au travers des aventures de Raph Ancel, automobiliste frustré devenu cycliste heureux, correspondent à des situations auxquelles les cyclistes sont régulièrement confrontés en ville.
Les vidéos visent à sensibiliser les cyclistes à la sécurité routière avec une pointe d'humour, en montrant les comportements à adopter.

Nous vous encourageons à les visionner :

  • Episode 1 : L'homme éco-mobile
  • Episode 2 : Duel dans le SUL (contre-sens cyclable en France)
Raph Ancel affronte la subtile réalité des contre-sens cyclables.
  •  Episode 3 : L'angle de la mort


Raph Ancel choisit définitivement la sécurité.
  •  Episode 4 : Tournez manèges 
 Raph Ancel apprend à gérer les ronds points et autres giratoires.

Plus d'information :
http://www.raphancel.be


mercredi 19 décembre 2012

Optimove, un jeu coopératif sur la mobilité urbaine empruntable à l'IREPS à Rouen


 L'IREPS Haute-Normandie (Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé) vient d'acquérir un jeu de plateau coopératif "Optimove", créé par une association belge "Empreintes". 

Il vise à encourager les jeunes, mais aussi les adultes, à se déplacer autrement pour lutter contre le changement climatique." Optimove" aborde la question de la responsabilité collective en matière de mobilité et sensibilise les joueurs à l'impact de leurs choix de mode de transport sur le changement climatique, l'environnement, la sécurité routière, la santé, l'aménagement du territoire. Il aborde également la question de la gestion du temps lié aux différents moyens de transport.

Le plateau de jeu, une ville avec son centre et ses quartiers périphériques, est tout d'abord aménagé par les participants, à l'aide d'une trentaine de petits blocs représentant les services d'une ville (police, maison de jeunes, magasins, poste...). Chaque équipe reçoit ensuite sa mission : aller au cinéma, acheter des timbres, aller à l’hôpital et choisit son mode de déplacements pour s'y rendre… Mais attention : les émissions de CO2 générées par les déplacements sont rassemblées dans un pot commun que l’on ne peut faire déborder ! Il faut donc coopérer tous ensemble pour réaliser les missions en respectant cette limite… Quelle combinaison de transport choisir ? En empruntant quel itinéraire ? Les joueurs sont aussi invités à répondre à des questions sur la mobilité, l'environnement ou la sécurité routière, permettant d'avancer et favorisant le débat d'idées. Ce jeu suscite réellement la réflexion et l'interaction entre participants.

Le travail de l'animateur est essentiel pour expliquer les enjeux abordés dans le jeu et pour lancer le débat sur la mobilité.


Carte d'identité du jeu

  • Date et lieu d'édition : septembre 2007 - Namur
  • Approche : jeux

  • Support : mallette en bois, 13x68x58cm, 11kg
  • Thèmes : mobilité/transport, milieu urbain.
  • Mots-clés : mobilité, transport, milieu urbain, ville, aménagement, sécurité routière.
  • Publics : jeunes, adultes, animateurs/éducateurs.
  • Tranche d'âge : 12 à 99 ans
  • Nombre de joueurs : idéalement de 7 à 14 joueurs (min. 4, max. 21) + 1 meneur de jeu. Une partie moyenne dure 45 minutes
  • Documents mis à disposition : 
- Règle du jeu
- Portefeuille de lecture sur les trois thématiques permettant à l'animateur de jeu d'aller plus loin dans ses réponses aux questions que les joueurs peuvent se poser.

Pour plus d'information :
http://www.cres-rouen.org/documentation.php

vendredi 7 septembre 2012

Park(ing) Day 2012, ça approche !

Pour vous, c'est quoi une place de parking ? Un rectangle de béton payant réservé au stationnement des véhicules? Et si ça devenait... un potager... un espace de détente... un studio d'enregistrement de radio ?

PARK(ing) DAY est un événement mondial annuel ouvert à tous qui a lieu le 3e week-end de septembre, durant lequel citoyens, artistes collaborent pour transformer temporairement des places de parking payantes en espaces végétalisés et conviviaux. Finalement, une place de parking ça reste une surface ouverte dans l'espace public, que l'on peut occuper à sa façon, tant qu'on la paye.

PARK(ing) DAY est une réflexion globale sur l'espace urbain, sur la place qui y est faite à la nature et sur la qualité de vie en centre-ville. Cet évènement nous révèle temporairement les possibilités offertes par de tels espaces, et nous aide à changer notre regard sur la ville que l'on aimerait plus durable.

Depuis sa création en 2005 à San Francisco par Rebar, un collectif d'artistes et de paysagistes, Park(ing) Day a déjà rassemblé dans le monde entier plus de 180 villes dans plus 30 pays. Des milliers de personnes, guidés par les mêmes principes, ont créé des centaines d'installations sur des places de parking, générant ainsi un événement annuel international.

Tous ceux qui, le temps d'une journée, souhaitent donner à ces espaces un autre visage, se retrouveront le vendredi 21 septembre et le reste du week-end partout dans le monde, en France, à Rouen... Alors participons à ce mouvement international !

Pour participer :
  •     Parcourir les photos et vidéos des éditions précédentes, pour se donner des idées
  •     Investir une place de parking avec créativité : jardin, espace de massage, table de dégustation, poulailler, table de ping-pong, quiz, présentation du pédibus...
Et échanger avec les passants sur notre vision de cet espace public !

Et le 22 septembre, on réinventera Rouen ensemble : PARK(ing) DAY " La ville réinventée" 13 h-17 h

Radio, street art, lectures, ateliers pour faire ses produits soi-même, ses seedbombs... A l’antenne, on réinventera la ville pour se déplacer, manger, s’informer, partager autrement. On repensera l’architecture, on plantera des petites graines d’art, on partagera nos idées, nos fichiers, nos légumes!
Site internet :
http://rebeccarmstrong.net/2012/09/05/parking-day-rouen-j-17-reinventons-la-ville
http://www.facebook.com/events/304817439613965
Localisation : à venir

Plus d'information : 
http://www.parkingday.fr
http://parkingday.org

"M ta Terre", un site internet de l'ADEME pour sensibiliser les jeunes au développement durable

Ce site internet a été créé à l'attention des jeunes générations pour les informer et les aider à rendre leur quotidien plus… durable. " M ta Terre " emprunte les codes des jeunes pour proposer une information vivante liée au respect de l'environnement et au développement durable. Le site traite de sujets de fond, inévitables, comme « Le changement climatique » ou « Le développement durable ».

" M ta Terre " propose aussi des vidéos et des animations en tout genre, des reportages, des ressources pédagogiques, des jeux interactifs et des informations sur les métiers du développement durable...

Chaque mois, " M ta Terre " anime un dossier selon l’envie des internautes. Le dossier du mois de septembre 2012 : Et sans le pétrole, on fait quoi ?

http://www.mtaterre.fr/dossier-du-mois.html

D’autres contenus, plus courts, traitent des bonnes idées, des bons gestes, des bons conseils parce que tout est bon à prendre dans le développement durable.

 Ce site est une ressource pédagogique intéressante pour les jeunes mais aussi pour les enseignants et animateurs.

Consultez le site :
http://www.mtaterre.fr

jeudi 6 septembre 2012

Un grand pas vers l'intermodalité en Haute-Normandie avec Atoumod

Simplifier la mobilité en Haute-Normandie, tel est l’objectif d’Atoumod, pour lequel les 15 Autorités Organisatrices de Transport (AOT) associent leurs compétences, leur savoir, leurs moyens et mettent en place des mesures innovantes avec :
• un système billettique sur tous les réseaux de transport public ainsi qu’une carte à puce unique ;
• une information multimodale proposée sur plusieurs médias (Internet www.atoumod.fr, mobile par la suite) ;
• une tarification avec un titre unique et avantageux pour un trajet intermodal.

Il s'agit d'une première en France, à l’échelle d’une région : les 15 collectivités en charge des transports se sont fédérées pour proposer à la population, dans un même pack de services, toutes les informations sur tous les modes de déplacement, la tarification et la billettique.

Sans voiture, habiter Rouen, se rendre à Gisors, comment faire ? De Serquigny, aller à Forges-les-Eaux, un vrai casse-tête ? Et bien non ! Grâce à Atoumod, nos déplacements dans toute la Haute-Normandie sont simplifiés! Sur le site http://www.atoumod.fr, on peut y calculer un itinéraire et le temps de trajet, à pied, en vélo, en train ou en bus, en covoiturage et même en bateau puisque la liaison trans-Manche Dieppe-Newhaven est prise en compte !

 Jusqu’à la mi-2013, la carte sans contact Atoumod va être progressivement mise à la disposition des usagers sur tous les réseaux partenaires. Dans cette démarche initiée et pilotée par la Région Haute-Normandie, 20 000 cartes Atoumod sont déjà en circulation sur le réseau de train TER depuis le 1er janvier 2011. Ce déploiement sera progressif. Depuis début septembre, les réseaux Transbord de la Communauté d'agglomération Seine-Eure et Transurbain du Grand Evreux sont équipés ainsi qu'une partie du réseau du Département de l'Eure (les lignes 300/300b (Evreux Vernon Gisors) et 390 (Evreux Rouen) pour les déplacements inter-urbains. C'est en décembre 2012 que les autres lignes régulières du Département de l'Eure seront équipées. Quant au réseau TCAR de l'Agglomération rouennaise, il devrait être compatible avec Atoumod début 2013.

Reste à finaliser le mécanisme de tarification unifiée. Les collectivités territoriales ont décidé d'adopter une tarification par zone sur un principe dit alvéolaire. Le territoire a été découpé en 40 zones correspondant aux principaux bassins de vie. Selon ses besoins de déplacements, le voyageur devra acheter une carte de 2, 4 ou 8 zones. Les gammes tarifaires définitives devraient être validées par les 15 autorités organisatrices de transport courant 2014.

Rendez-vous sur http://www.atoumod.fr pour calculer votre itinéraire !

lundi 6 août 2012

Nouvelle édition du plan régional santé-environnement (PRSE) : 19 actions-clés pour 2010-2013 dont 3 concernent le thème des transports

Déclinaison régionale du Plan national santé environnement, le PRSE 2 (2010-2013), a été élaboré dans le cadre d’une large concertation associant aux services de l’État, l’Agence régionale de Santé, les collectivités, les acteurs économiques, les représentants des salariés et des associations ainsi que des experts régionaux.  Il a été arrêté, le 12 juillet 2012, par le Préfet de Haute-Normandie.

Centré sur l’objectif du Plan national - « Renforcer la cohérence des actions en santé environnement » - le PRSE 2 s’appuie également sur ses deux axes : réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé et réduire les inégalités environnementales.
19 objectifs (et 59 actions) sont ainsi déclinés autour de six thématiques : Eau, Habitat, Environnement extérieur, Transport, Milieu de travail et Éducation, formation, information, recherche.

Le thème " Transport : coopérer, se concerter..." du PRSE 2 comporte trois priorités : créer un observatoire de l’offre et de la demande de transport, promouvoir le développement d’un urbanisme en cohérence avec le développement de l’offre de transport et assurer des aménagements en faveur des modes actifs, conforter les modes alternatifs et notamment les flottes captives en réduisant les émissions de polluants.

Partant du principe que le PRSE 2 prend tout son sens dans la mobilisation qu'il saura générer de la part des collectivités qui sont des acteurs majeurs de la santé environnementale, un document de sensibilisation à destination des maires et des présidents d'EPCI a été élaboré.



 
Pour en savoir plus :
http://www.ars.haute-normandie.sante.fr/Plan-Regional-Sante-environnem.121435.0.html

lundi 30 juillet 2012

La mobilité des scolaires : Comment se déplacent les jeunes aujourd’hui ?

La DREAL s’est associée au Club écomobilité scolaire de Haute-Normandie en proposant de produire une étude sur la mobilité des scolaires grâce à l’exploitation des Enquêtes Ménages Déplacements des agglomérations de Rouen et du Havre. Le CETE Normandie-Centre en a assuré la réalisation. L’étude a eu pour objectifs de mieux connaître les pratiques de mobilité des scolaires, de l’école primaire au lycée. Elle a permis de quantifier (en nombre, en distance parcourue, en durée...) les déplacements effectués par les scolaires, de les qualifier (en motifs, en modes les plus utilisés...) et de repérer les facteurs les plus influents sur les habitudes de déplacement, dans le but de pouvoir identifier les marges de progrès et les leviers pour obtenir un report vers les modes actifs....

Un document de 4 pages : « La mobilité des scolaires : Comment se déplacent les jeunes aujourd’hui ? » a été publié ainsi qu’une étude détaillée disponibles sur le site :
http://www.arehn.asso.fr/ecomobilite.

Voici les principaux résultats de l'étude :
* Les scolaires : environ 20 % de la population.
  * Parts modales moyennes
(EMD Rouen et Le Havre 2007, données cumulées)
Ecoliers bien plus souvent en voiture-passager : 52 %.
Collégiens plus souvent à pied : 39 %.
Lycéens plus souvent en transports collectifs : 45 % (urbains : plus de 80 %).

* Vélo : reste un mode très peu représenté, utilisé pour 3 % de leurs déplacements par les collégiens et 1 % par les lycéens.

* 40 % des déplacements effectués par les scolaires se font sur une distance de moins d’un km et 70 % sur une distance inférieure ou égale à 3 km (EMD Rouen 2007) : d’où un important potentiel de développement de la marche et du vélo.

Source : Etude Dreal/Cete, novembre 2011.

Début 2012, dans le cadre du partenariat avec la DREAL et le CETE, une étude de cas a été lancée dans le Collège Jean Cocteau d'Offranville, avec l’appui du rectorat, pour développer la part modale du vélo dans cet établissement scolaire. Il s’agit, à partir d’un diagnostic de l’établissement et de questionnaires auprès des parents des collégiens, de faire des préconisations pour développer l’usage du vélo.


PATACAISSE : "Un dispositif pédagogique sur l'écomobilité" créé par CARDERE

Patacaisse propose un accompagnement pédagogique pour éveiller les enfants à l'écomobilité et les aider à choisir des modes de déplacements alternatifs à la voiture solo. 
Le dispositif Patacaisse, créé par CARDERE, offre des outils dynamiques et évolutifs. Ainsi il constitue un appui pour des actions concrètes, tel que les démarches d'écomobilité scolaire (pédibus, vélobus...). Il est aujourd'hui utilisé dans toutes les régions de France.
 
Destiné aux enfants et aux jeunes de 5 à 15 ans, Patacaisse s’inscrit dans des projets de développement durable :
     *  des collectivités territoriales
     * des enseignants
     * des associations.
 
C'est un programme pédagogique modulaire : quel que soit le contexte, il permet de s’approprier les enjeux liés à la mobilité, préalable indispensable à l’acceptation de changements de comportements.

Patacaisse permet :
. d’apporter des éléments de connaissance ;
. de mobiliser et d’inciter à agir ;
. de pérenniser les actions en créant une dynamique territoriale.

L'outil comporte :  
  • Des ateliers expériences avec un animateur
Ils facilitent la compréhension des principaux phénomènes liés à la mobilité :
Un moteur, comment ça marche ?
. Aborde des échanges gazeux liés au fonctionnement d’un moteur
. Présente les principaux polluants
Tout le monde trinque !
. Décrit les effets des polluants sur notre environnement
(végétaux, bâtiments, climat, santé)
Le loto de l’auto
. Analyse les différents types de motorisation
avec leurs principales caractéristiques : matière première utilisée, coûts,
pollutions émises, bruit...
L’effet de serre se resserre
. Montre le principe de l’effet de serre
. Établit le lien : concentration en Co – température
Transportons-nous bien !
. Aborde les solutions alternatives à la voiture
. Évalue la pertinence des différents modes de déplacement
  • Des fiches activités
Regroupées en six catégories : exprimer ses représentations, s’éveiller/se questionner, connaître/comprendre, synthétiser, agir, évaluer, elles constituent une base d’activités concrètes pour faciliter la construction du projet éducatif.
  • Des fiches d’informations techniques
Amènent des notions techniques utiles pour la mise en œuvre des activités. Pourront être utilisées directement par les jeunes, notamment lors du jeu de rôle.
  • Des documents d'accompagnement des actions
Pour tout renseignement, contactez CARDERE, centre d'éducation à l'environnement, à rouen : http://www.cardere.org

Une nouvelle exposition en Haute-Normandie : Bougeons-nous autrement, c’est vital !

C’est une nouvelle exposition de l’ADEME Haute-Normandie qui comporte 10 panneaux autoportants et a pour objet de sensibiliser le grand public aux enjeux de l'écomobilité en apportant des pistes d'actions et des précisions sur des idées préconçues.

Titres des panneaux : 
* Et pour demain... Quelle(s) mobilité(s) ?  
* Chaque trajet compte, même le plus petit ! 
* Halte aux idées reçues ! 
* A-t-on encore une voiture dans la tête ?
* L’écoconduite, plus responsable...
* La voiture... Partageons-la !
* Du domicile au travail, voyageons malin !
* Nos déplacements... Tous indispensables ?
* Mobilité, à chacun sa solution ! 
* Agissons ensemble, c’est l’avenir !

  

Réalisée au départ par l’ADEME Centre, l’exposition a été adaptée au contexte régional par un groupe d’acteurs : ADEME, AREHN, CARDERE, DREAL, Région Haute-Normandie, Départements de Seine-Maritime et de l’Eure.

Elle est particulièrement adaptée aux structures qui sont dans une démarche de plan de déplacements entreprise ou de plan de déplacements établissement scolaire ! 

Téléchargez les panneaux :  http://www.arehn.asso.fr/ecomobilite/expo_ademe.html

Elle sera disponible en deux exemplaires, dès le mois de septembre 2012, au centre de documentation de l'AREHN  : http://www.arehn.asso.fr

L'AREHN met également à disposition de tous, des plaquettes d'information et de sensibilisation (ADEME, AREHN...) sur la mobilité durable, destinées au grand public. Ainsi, elles peuvent être diffusées au moment de l'évènement organisé par la structure qui emprunte l'exposition.